Pensée

Aujourd’hui, sondons nos cœurs et offrons à Dieu le meilleur ! - David

Donner est quelque chose de merveilleux… mais donner a un coût ! L’importance d’un don n’est pas déterminée par sa valeur commerciale, mais par ce qu’il coûte à celui qui l’apporte. Ce point est important, parce que c’est souvent là où, en tant que chrétiens, nous trébuchons. Donner à Dieu certaines choses, oui ; mais de là à tout lui confier… Cela n’est pas si évident que cela peut en avoir l’air au premier abord !

Il ne suffit pas de chanter, le dimanche matin, lors des réunions avec des frères et sœurs, ce refrain bien connu qui dit : « prends ma vie, prends mon cœur, je te donne tout… ». Combien de fois ne l’avons-nous pas fait ? Pour autant, nous avons ensuite considéré nos cœurs et vu que beaucoup de choses n’étaient pas encore déposées devant le Seigneur, mais que nous gardions ces choses pour nous-mêmes.

Cette tendance naturelle qu’a l’homme à offrir à Dieu uniquement ce qui ne lui coûte pas grand-chose n’est pas nouvelle. En effet, dans l’Ancien Testament, lorsque le peuple faisait un sacrifice à l’Éternel, il fallait que l’animal ne présente aucun défaut. Sinon, l’offrande était considérée comme impure par Dieu, et il la rejetait :

Si l’animal a quelque défaut, s’il est boiteux ou aveugle, ou s’il a quelque autre difformité, tu ne l’offriras point en sacrifice à l’Éternel, ton Dieu. (Deutéronome 15:21)

Ce passage nous montre combien Dieu mérite le meilleur. Il nous aime d’un amour éternel, et il pardonne nos offenses par sa grâce. En retour, il doit être la priorité dans notre vie. Les Israélites étaient conscients du fait qu’apporter en sacrifice une bête sans défaut, c’est-à-dire parfois la plus belle de leur bétail, était un sacrifice important. Si je suis fermier et que je possède 3 vaches, que l’une produit en moyenne 5 litres de lait par jour, l’autre 10 litres et la dernière 30 litres, il semble évident que si je dois sacrifier une vache, ce ne sera pas la dernière. Il vaut mieux sacrifier la première : cela ne me fera perdre que 11 % de la production totale de lait, et je peux encore très bien survivre avec les 89 % restants. C’est ainsi que les Israélites ont réfléchi et agi, transgressant ainsi l’ordre de l’Éternel :

Quand vous offrez en sacrifice une bête aveugle, n’est-ce pas mal ? Quand vous en offrez une boiteuse ou infirme, n’est-ce pas mal ? Offre-la donc à ton gouverneur ! Te recevra-t-il bien, te fera-t-il bon accueil ? dit l’Éternel des armées. (Malachie 1:8)

Placer Dieu en priorité dans nos vies signifie le mettre à la meilleure place. Pour cela, nous devons lui offrir le meilleur. Donner a toujours un coût ; mais plus celui-ci est grand, plus il manifeste notre reconnaissance et notre amour. Sachez que Dieu voit ce sacrifice et le bénit au centuple.

Pour terminer, nous lisons, dans 1 Rois 19, l’histoire d’Élisée et le moment de son appel, des versets 19 à 21. Lorsque Élisée est appelé à servir l’Éternel, il est en train de labourer un champ avec ses bœufs. Le prophète Élie s’approche alors de lui et l’appelle à son service et au service de Dieu, en jetant son manteau sur lui. J’aime alors la réaction d’Élisée. Quelle est la première chose qu’Élisée fait suite à cet appel ? Il sacrifie ses bœufs…

En accomplissant ce sacrifice, il est tout simplement en train de donner à l’Éternel le meilleur de ce qu’il possède. Il offre ainsi à Dieu sa source de revenu, ce qui lui permet de vivre. Il s’offre également lui-même à Dieu, car ses bœufs symbolisent sa vie passée, sa vie de fermier. Sans eux, il ne peut plus retourner à sa vie de riche cultivateur. Il montre ainsi, par ce geste, sa détermination à suivre l’Éternel, à lui donner le meilleur, et tout ce qu’il possède, bien qu’il ne connaisse pas ce qui l’attend par la suite. La suite de l’histoire d’Élisée témoigne du fait que Dieu a vu ce sacrifice et a béni son serviteur dans tout son ministère.

Aujourd’hui, sondons nos cœurs et offrons à Dieu le meilleur !

David Gay