Si j’ai extorqué quoi que ce soit à quelqu’un, je lui rendrai le quadruple. (Luc 19:8)
Souvenez-vous de la réaction du roi David lorsque Nathan vint le confronter à son crime, en lui racontant une petite histoire dans laquelle un homme riche volait une brebis à son pauvre voisin afin de régaler ses amis, plutôt que d’en prendre une dans son troupeau : « Puisqu’il a agi ainsi, sans aucune pitié, il remplacera la brebis volée par quatre autres brebis. » Zachée a-t-il pensé à ce texte de l’Ancien Testament lorsqu’il s’est écrié devant Jésus : « Si j’ai extorqué quoi que ce soit à quelqu’un, je lui rendrai le quadruple » ? Selon la Loi, le voleur qui confessait sa faute devait seulement restituer l’objet volé, plus un cinquième de sa valeur en compensation.
Mais celui qui était condamné devant un tribunal devait compenser au quadruple. Quand Zachée rencontre Jésus, sa vie bascule, et le voici soudain soucieux de prouver qu’il est un homme nouveau : « le salut est entré dans sa maison » (Luc 19:9). Car Jésus introduit une nouvelle « loi », basée sur l’amour et le respect de l’autre. Spontanément, il offre de donner la moitié de sa fortune aux pauvres. Quel contraste avec le jeune homme riche qui s’éloigna de Jésus tout triste, parce qu’il ne voulait pas délaisser sa fortune pour le suivre ! Puis Zachée promet de restituer ce qu’il avait volé.
Le pardon n’est pas toujours suffisant : Jésus nous demande aussi, toutes les fois où cela est possible, de faire amende honorable, d’apporter la paix, de faire des efforts pour restaurer nos relations, et, avant d’aller adorer Dieu, d’aplanir les obstacles qui demeurent entre nous. Tendre le premier la main en vue de la réconciliation exige du courage, mais la bénédiction divine est promise à ceux qui œuvrent pour la paix (Matthieu 5:9). De plus, vous serez appelé « enfant de Dieu », et votre attitude aura valeur d’exemple pour les autres.
Bob Gass