Pensée

Quand vous revenez sur le terrain de l’ennemi - Benjamin

Le problème que Dieu peut avoir avec l’être humain, c’est que nous sommes capables du meilleur comme du pire, et de faire les deux en très peu de temps. Pensez au disciple de Jésus appelé Pierre : il fait une déclaration engageant toute sa vie auprès de Jésus, puis le renie quelque temps plus tard. Un autre, l’homme selon le cœur de Dieu, a aussi malheureusement ce paradoxe intérieur. Alors qu’il a tué Goliath, ce géant de près de trois mètres, avec quelques cailloux, il se laissera ensuite tenter bêtement au point de méditer un meurtre pour cacher sa faute.

Il y a un autre fait dont on parle moins : lorsqu’il a fui Saül pendant plusieurs années, il en arrive à se réfugier à Gath, la ville d’où était issu Goliath. La première fois qu’il essaye d’y aller, il se fait passer pour un fou.

David se leva et s’enfuit le même jour loin de Saül. Il arriva chez Akisch, roi de Gath. Les serviteurs d’Akisch lui dirent : N’est-ce pas là David, roi du pays ? n’est-ce pas celui pour qui l’on chantait en dansant : Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille ? David prit à cœur ces paroles, et il eut une grande crainte d’Akisch, roi de Gath. Il se montra comme fou à leurs yeux, et fit devant eux des extravagances ; il faisait des marques sur les battants des portes, et il laissait couler sa salive sur sa barbe. (1 Samuel 21:10-13)

Quel ridicule et quel état humiliant ! Où en est arrivé David ? D’autant plus que ce spectacle sera inutile, puisque le roi ne le voudra pas sur ses terres.

Il essaiera une seconde fois pour y rester. Mais pourquoi tout ce chemin pour revenir à une situation pire qu’avant ?

David dit à Akisch : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, qu’on me donne dans l’une des villes du pays un lieu où je puisse demeurer ; car pourquoi ton serviteur habiterait-il avec toi dans la ville royale ? Et ce même jour Akisch lui donna Tsiklag. C’est pourquoi Tsiklag a appartenu aux rois de Juda jusqu’à ce jour. (1 Samuel 27:5-6)

David se retrouve à Tsiklag, ville qui signifie « enroulement, sinueux ». David peut se retrouver au piège très rapidement : il est sur le terrain de son ennemi !

Peut-être êtes-vous dans la même situation. Hier, vous étiez victorieux sur vos luttes et vos passions. Aujourd’hui, vous êtes embourbés sur un terrain que vous ne connaissez pas, celui de l’ennemi. La peur vous a entraîné à faire des choses que vous regrettez aujourd’hui, à vous discréditer aux yeux de tous, à devenir ennemi à votre tour de vos amis, et vous ne savez plus quoi faire pour récupérer la situation, retrouver la tranquillité, sauver la face.

La seule solution, c’est d’arrêter de fuir et de remettre dans les mains de Dieu votre vie et son issue. C’est ce que David a fait.

Mais David reprit courage en s’appuyant sur l’Éternel, son Dieu. Il dit au sacrificateur Abiathar, fils d’Achimélec : Apporte-moi donc l’éphod ! Abiathar apporta l’éphod à David. Et David consulta l’Éternel. (1 Samuel 30:6-8)

C’est Dieu seul qui peut vous sauver, vous tirer de ce mauvais pas, seulement si vous reconnaissez vos erreurs et que vous faites totalement confiance à Dieu.

Prière

Seigneur, pardonne-moi. Je me rends compte que je suis parti loin de toi et que je te fais honte. Viens à mon secours, je veux m’appuyer sur toi même dans les difficultés et ne pas fuir. Enlève la peur de mon cœur et remplis-moi de courage. Au nom de Jésus. Amen.

Benjamin Lamotte