Pensée

Dieu veut que tu apprennes à contrôler tes émotions - Bob Gass

Quelqu’un qui ne sait pas contrôler ses émotions ressemble à une maison sans fenêtres ni portes. (d’après Proverbes 25:28)

Dieu nous a créés à son image et nous a dotés d’émotions. Nous ressentons à la fois joie et désespoir, peur et courage, colère et amour… Les Écritures nous offrent même un aperçu des émotions divines, comme son amour : « Je tiens beaucoup à toi, tu es précieux et je t’aime… » (Ésaïe 43:4) ; sa joie : « Le Seigneur trouve son bonheur dans son peuple… » (Psaumes 149:4) ; ou sa colère : « J’irai jusqu’au bout de ma colère… alors ils connaîtront que je suis le Seigneur » (Ézéchiel 5:13).

Nous ne sommes pas des robots contrôlés seulement par une logique froide et implacable. L’indignation devant l’injustice ou la maltraitance d’êtres humains dans le monde prouve que nous ressemblons à Dieu, lui qui fait si souvent preuve de compassion (Matthieu 9:36 ; 20:34). Nos émotions nous rapprochent ainsi de lui. Néanmoins, celles-ci doivent être contrôlées, sinon elles peuvent aussi nous éloigner de la présence divine. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous des descendants d’Adam ! Qui doit les contrôler ? Le Saint-Esprit : « Soyez vraiment attentifs à votre manière de vivre… soyez des hommes sensés… soyez remplis de l’Esprit » (Éphésiens 5:18). C’est lui qui crée en nous « la maîtrise de soi » (Galates 5:23).

C’est lui également qui nous ramène à la Parole de Dieu, le seul standard qui devrait diriger notre vie. Moïse faisait partie d’une minorité persécutée. L’oppression que ses frères subissaient fit naître en lui un sentiment d’indignation. Rien de mal à cela, jusqu’au jour où il cessa de contrôler ses émotions et tua l’un des contremaîtres. « Le sot donne libre cours à sa mauvaise humeur, le sage retient et calme la sienne » (Proverbes 29:11). Imaginez ce qu’il a dû ressentir en lisant plus tard, sur les tables de la Loi : « Tu ne commettras pas de meurtre » (Exode 20:13) !

Pierre le fougueux déclara à Jésus : « Je suis prêt… à mourir pour toi ! » (Luc 22:33). Quelques heures plus tard, il niait même avoir connu Jésus, avant d’éclater en sanglots devant sa lâcheté. Une panoplie d’émotions incontrôlées, qui vont de l’arrogance à l’amertume en passant par la peur. Il aurait pu faire comme Judas, se suicider. Mais Jésus lui avait dit auparavant qu’il lui appartenait. Même rongé de culpabilité, le disciple demeurait pourtant attaché à son Maître ; car « il n’y a… plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8:1).

Bob Gass