En effet, vos pensées ne sont pas mes pensées et mes voies ne sont pas vos voies, déclare l’Éternel. Le ciel est bien plus haut que la terre. De même, mes voies sont bien au-dessus de vos voies, et mes pensées bien au-dessus de vos pensées. (Ésaïe 55:8-9)
Le plan de Dieu, vu à l’échelle humaine, nous dépasse et nous dépassera toujours ! Comme le dit si bien notre Dieu dans ce passage, ses voies sont bien au-dessus de nos voies. Souvenons-nous que notre Dieu est fondamentalement, dans sa nature, un Dieu de bénédiction, de restauration, de vie ! Il donne la vie en abondance. C’est sa nature ! Quand ce qu’il a créé est déformé, abîmé par le péché, l’action de l’ennemi, l’injustice, etc., il déploie son plan de restauration, et, peu à peu, les pièces se mettent en place. Nous discernons, derrière cette pensée, que notre Père céleste, qui nous forme, est en réalité un artiste. « Sur son livre sont écrits tous les jours qu’il nous a destinés, avant qu’aucun d’eux n’existe » (Psaumes 139:16). Il est l’Artiste de nos vies ; et même si les circonstances de nos vies nous échappent, lorsque nous avons cette impression que l’ennemi a pris le dessus, souvenons-nous que l’Artiste contrôle et poursuit son objectif minutieusement, patiemment et intelligemment. Souvent, pour comprendre l’œuvre d’art d’un artiste, lors d’une visite au musée par exemple, il nous faut prendre du recul. Il en est de même pour nos vies. Comprendre le dessein de paix et non de malheur peut se faire après 10, 20, 30 ans, ou plus !
Ce n’est pas toujours dans l’immédiateté que l’Éternel se glorifie le plus ; il lui faut du temps pour placer les pièces au bon endroit, au bon moment.
C’est à la fin du livre de Job que nous comprenons l’intention du Seigneur. Job n’avait pas la fin de l’histoire au cœur de l’épreuve. « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu ! » (Job 42:5). Job rencontre la bonté de Dieu ! Et pour terminer, il est écrit que l’Éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé ! En effet, selon la loi, le voleur, c’est-à-dire le diable, doit rendre au double de ce qu’il a volé !
C’est également à la fin de l’histoire de Joseph que nous réalisons le plan rédempteur de Dieu ! Qui pouvait lui expliquer cela en prison, esclave en Égypte, ou au fond de la citerne, rejeté par ses frères ? Nous, nous avons l’histoire complète, qui nous sert aujourd’hui à mettre notre foi dans l’Artiste divin !
Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte. Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous. Voilà deux ans que la famine est dans le pays, et pendant cinq années encore, il n’y aura ni labour, ni moisson. Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance. (Genèse 45:4-7)
Dieu l’a finalement utilisé et a supervisé ces événements pour que Joseph soit l’instrument de salut pour toute sa famille et pour tout un peuple ! Alors, louons le Seigneur avec confiance pour ses plans parfaits : il tient notre vie dans sa main, il veut se glorifier, et il n’a pas dit son dernier mot !
Jean-Baptiste Lamblin