Pensée

Dieu t’aime pour ce que tu es, Son amour à ton égard ne variera jamais - Jean-Baptiste

De loin, l’Éternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. (Jérémie 31:3)

Nous n’avons pas d’effort à faire pour être aimés de Dieu. Il nous aime de manière inconditionnelle, et depuis toujours ! Il est bon de nous nourrir de cette pensée régulièrement. La preuve qu’il nous aime, c’est que « lorsque nous étions encore des pécheurs (ennemis), Christ est mort pour nous » (Romains 5:8). La valeur que nous avons aux yeux de Dieu est celle de son Fils, celle du sang de Jésus.

Il nous aime toujours au maximum. Il n’y a rien que nous puissions faire pour être moins aimés de lui, ni plus aimés. Il nous aime pour ce que nous ne sommes pas ! En effet, nous ne sommes pas parfaits, nous ne sommes pas rentables, mais son amour pour nous est invariable, et il ne dépend pas des circonstances. Il ne fait pas d’effort pour nous aimer. C’est parce qu’il nous aime que nous avons de la valeur ; ce n’est pas à cause de la valeur que nous avons qu’il nous aime. C’est en prenant conscience de l’amour de Dieu pour nous, personnellement manifesté en Jésus, que nous pouvons nous aimer vraiment et découvrir notre dignité, et donc notre valeur. Aujourd’hui encore, tellement d’enfants de Dieu s’épuisent à gagner l’amour du Père céleste. Cette attitude est tellement contraire à l’Évangile.

Par contre, il n’en est pas de même du monde. Le monde ne nous aime pas. « Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait » (1 Jean 3:13). Le commandement de Dieu est de ne pas aimer le monde non plus (l’esprit, la mentalité) : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui » (1 Jean 2:15). Nous ne parlons pas ici des gens ni de la création de Dieu ! Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils (Jean 3:16) ; mais bien d’un gouvernement malin et pervers dirigé par le diable. En Romains 12:2, Paul recommande de ne pas nous laisser modeler par l’esprit du monde. Pour l’esprit du monde, nous n’avons au contraire de la valeur que si nous sommes rentables, si nous sommes talentueux pour quelque chose. Notre valeur est basée sur notre performance. Pour être aimés du monde — ou plutôt être considérés — nous devons rentrer dans ses critères… Et c’est fatigant ! Ça demande beaucoup d’efforts, de chercher à être au niveau, à correspondre à l’environnement, à la mode du moment… jusqu’à ce qu’elle tourne. L’amour de Dieu est invariable, éternel, inconditionnel, tandis que les critères de valeur du monde changent constamment et sont très exigeants. Nous ne pouvons pas être nous-mêmes. Finalement, nous nous rendons compte que nous n’avons rien à recevoir du monde et rien à lui donner, tout simplement parce que, comme l’a dit Jésus lui-même : « nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde ».

Nous sommes nés d’en haut, et donc incompatibles avec cet esprit-là. Nous devons consciemment décider de trouver notre source de vie auprès de celui qui ne nous fera jamais défaut, celui qui sera toujours présent, qui sera toujours fidèle, qui nous dira la vérité, nous relèvera. Nous pouvons être tels que nous sommes, avec nos limites, avec notre joie, avec notre naturel, avec notre spontanéité, sans craindre de déranger. Notre Père ne nous reprochera jamais d’être nous-mêmes ; bien au contraire, il s’en réjouit. Quel repos, également, de ne plus chercher à être performants pour Dieu, de ne plus rien avoir à prouver, ni aux hommes, ni à Dieu ! Évidemment, notre Père céleste ne se fait aucune illusion sur nos capacités, puisque c’est lui qui nous a créés.

À partir d’aujourd’hui, je décide d’être heureux, car je choisis de placer ma confiance en cet amour parfait, et je refuse de me conformer au monde et de répondre à l’attente qu’il a de moi.

Jean-Baptiste