Si mon maître pouvait aller voir le prophète qui est à Samarie ! Il le guérirait de sa lèpre. (2 Rois 5:3)
Naaman était le commandant suprême des armées syriennes et le personnage le plus puissant après le roi. Il avait tout pour être heureux : richesse, renommée, respect de tout un peuple. Il jouissait même de la faveur de Dieu : « c’était par lui que le Seigneur avait donné la victoire aux Syriens » (2 Rois 5:1). Son seul problème ? Il souffrait de la lèpre, une maladie incurable qui, peu à peu, allait le défigurer.
Son histoire nous offre quelques leçons remarquables. Premièrement, la foi innocente d’une fillette apporta la solution à sa maladie. Remarquez que cet illustre soldat accepta sans discuter la suggestion de la petite esclave juive. Ne sous-estimez pas la force de votre témoignage ! Dieu peut se servir de vous et de vos paroles pour toucher le cœur de votre voisin ou de votre collègue, même s’ils vous paraissent bien supérieurs. Elle ne fit aucun long discours, ne donna aucune explication rationnelle ; elle affirma simplement sa certitude que le prophète de Dieu pouvait guérir Naaman. Paul a écrit : « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Philippiens 4:13). Elle en était persuadée, et Naaman bénéficia de sa foi.
Deuxièmement, Naaman ne faisait pas partie du peuple de Dieu, mais il fut néanmoins choisi par celui-ci pour être sauvé. Jésus déclara : « Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël à l’époque du prophète Élisée ; pourtant aucun d’eux ne fut guéri, mais seulement Naaman le Syrien » (Luc 4:27). Même si vous pensez ne pas être digne de la faveur divine, cela ne veut pas dire qu’il ne fera pas preuve de compassion à votre égard. Le général syrien écouta l’humble conseil d’une fillette : Dieu honore toujours l’humilité et rejette l’arrogance. Les Juifs étaient assidus aux rencontres du Temple, aux sacrifices, s’imaginant être les seuls à connaître Dieu ; comme aujourd’hui, tant de chrétiens assidus aux rencontres de leur église se sentent supérieurs aux autres, étrangers à leur église. Ne tombons pas dans un tel piège ! Dieu n’a-t-il pas affirmé au prophète Élie qui, malgré sa stature spirituelle, croyait être le seul homme en Israël à avoir refusé d’adorer Baal : « Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont pas fléchi les genoux devant Baal… » (1 Rois 19:18) ? Ne rejetons pas ceux que Dieu a choisis et qui sont différents de nous, parce que nous ne comprenons pas leurs habitudes. Dieu est souverain dans ses choix. À nous de lui être obéissants.
Bob Gass