Pensée

Seigneur, pourquoi ? - Nathan Fereyre

Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu éloigné ? Pourquoi te caches-tu au temps de la détresse ? (Psaumes 10:1)

La question qui réside dans le « pourquoi » est l’une de celles qui obsèdent le plus nos pensées, et ce n’est pas une mauvaise chose de demander à Dieu « pourquoi ». Certains disent qu’il ne faut pas interroger Dieu, car ses plans sont parfaits ; mais je crois, pour ma part, que c’est faux. Interroger Dieu ne signifie pas nécessairement que l’on doute de lui, mais seulement que nous sommes dans l’incompréhension.

Les Psaumes regorgent de versets commençant par « Pourquoi ? ». « Pourquoi m’oublies-tu ? Pourquoi dois-je marcher dans la tristesse ? Pourquoi retires-tu ta main ? » C’est une parole que Jésus lui-même a prononcée sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46).

Demander « pourquoi » n’est pas un péché, car Jésus lui-même l’a exprimé. Par contre, comme vous l’avez peut-être remarqué, face à nos nombreux « pourquoi », les réponses de Dieu se font rares, car certaines choses ne peuvent pas être comprises et saisies ici-bas.

Que ce soit face à la mort d’un être cher, à la perte d’un emploi ou à une cassure dans une relation, nos questions sont parfois sans réponse. Mais Dieu, qui tient chaque situation entre ses mains, nous demande de placer notre confiance en lui. D’ailleurs, après un certain temps, les incompréhensions laissent place à des réponses, car de nouveaux horizons se sont ouverts là même où nous avions vu des voies sans issue. Dieu utilise parfois des chemins et des moyens que nous ne soupçonnons pas.

Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. (Ésaïe 55:8)

Accepter la volonté de Dieu n’est pas toujours facile quand nous traversons les difficultés. Lorsque Jésus était sur le mont des Oliviers, il a aussi vécu cette situation, en disant :

Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. (Luc 22:42)

Il doit y avoir un moment où nous disons : « D’accord, Seigneur. Je vais le faire. J’accepte ta volonté même si je ne la comprends pas ; mais parce que tu l’as dit, je l’accepte. » C’est ce que Jésus a fait, et c’est aussi ce que nous devons faire. Il nous faut parfois arrêter de penser, de réfléchir, de nous dire « mais si ça s’était passé autrement… ».

Faire confiance et accepter la volonté de Dieu est un choix. Et certains choix doivent se faire seulement dans l’obéissance, sans forcément comprendre la globalité de ce qui nous arrive, car la volonté de Dieu est parfaite et elle est motivée par l’amour qu’il a pour nous. Si vous traversez une difficulté et que vous ne comprenez pas ce qui vous arrive, attachez-vous à cette promesse :

Ma fidélité est un bouclier et une cuirasse… Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ; je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom. Il m’invoquera, et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut. (Psaumes 91:4 ; 14-16)

Nathan Fereyre