Pensée

Seigneur, j’aime ta parole et je veux la graver sur mon cœur - Michelle

Que la bonté et la fidélité ne t’abandonnent pas ; lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton cœur. (Proverbes 3:3)

Avez-vous remarqué le sujet du verbe « abandonner » ? Il n’est pas écrit « n’abandonne pas la bonté et la fidélité », mais « que la bonté et la fidélité ne t’abandonnent pas ». Je pense que la construction de cette phrase n’est pas anodine, et qu’elle a un sens fort que nous devons bien comprendre.

Vous savez certainement que la bonté et la fidélité font partie des fruits de l’Esprit (Galates 5:22). Il me semble que le message délivré ici est clair : pour ne pas perdre les fruits de l’Esprit, il faut les rechercher et les mettre en application chaque jour, à chaque heure. « Lie-les à ton cou » : lier, c’est attacher ensemble, réunir et maintenir ensemble divers éléments. Lier contient également la notion de soumission, par le biais d’une attache. Le lien au cou était autrefois un signe de servitude, d’assujettissement. Jésus nous a affranchis de l’esclavage du péché, et nous sommes devenus esclaves de la justice (Romains 6:18 ; 1 Corinthiens 7:22), mais esclaves consentants. Romains 6:22 nous dit : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. » En demeurant soumis au Seigneur, avec humilité de cœur, en le recevant en nous comme Seigneur et Sauveur, nous devenons un avec lui dans un lien d’amour. Et ce lien solide, personne ne peut le rompre. Nous ne sommes plus alors des esclaves, mais des fils, cohéritiers du royaume de Dieu.

En liant les paroles de Dieu dans nos cœurs et en demeurant le temple du Saint-Esprit, nous unissons nos cœurs, nos esprits et nos âmes à Dieu, à travers Jésus qui vit en nous. Dieu attend de nous que nous n’écrivions pas ses préceptes sur des tables de pierre, comme ce fut le cas pour Moïse dans le désert, mais que nous les gravions dans nos cœurs. Nous pouvons d’ailleurs le vérifier dans 2 Corinthiens 3:3 : « Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. »

Dieu ne nous abandonnera jamais ; mais il ne peut pas être partout avec nous, en tout lieu, car il est saint et pur. Samson en a fait l’expérience, et bien d’autres aussi. En gardant les regards fixés sur les préceptes donnés par le Seigneur et en les pratiquant chaque jour, ils s’ancrent petit à petit en nous et s’attachent à nos actes et à nos pensées. À partir de ce moment, lorsque le lien qui nous unit au Seigneur — la Parole et le Saint-Esprit — fait partie intégrante de nous, nous devenons capables de dispenser l’Évangile de grâce et de paix autour de nous. 1 Corinthiens 4:2 nous dit : « Du reste, ce que l’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. » Et pour pouvoir rester fidèle à ce que le Seigneur nous a enseigné, nous devons nous nourrir et nous abreuver continuellement à la source de vie, qui est Christ lui-même.

Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. Et alors vos jours et les jours de vos enfants, dans le pays que l’Éternel a juré à vos pères de leur donner, seront aussi nombreux que les jours des cieux le seront au-dessus de la terre. (Deutéronome 11:18-21)

Michelle