Naaman fit donc demi-tour et s’en alla furieux. (2 Rois 5:12)
Après avoir suivi le conseil de sa jeune servante sans faire preuve de la moindre arrogance, Naaman arrive devant la porte d’Élisée. Mais son attitude change brusquement : il se sent insulté parce que le prophète refuse de se présenter devant lui et se contente de lui faire passer un message par l’intermédiaire de son serviteur Guéhazi. Il réagit en laissant exploser sa colère. Deux leçons se dégagent de ce passage :
- Dieu a besoin de briser notre ego avant de nous restaurer ou de nous guérir. Si nous croyons pouvoir nous débrouiller par nous-mêmes, il n’interviendra pas dans notre vie. Parfois, bien du temps s’écoulera avant que nous reconnaissions que nous avons besoin de lui. Nous laissons éclater notre colère, nous le blâmons même parfois pour nos échecs, mais il attend patiemment que nous revenions à la raison. Naaman, après son explosion de colère, eut la sagesse d’écouter ses conseillers. Et Dieu put le guérir.
- Dieu n’a pas à expliquer son comportement. La foi exige notre obéissance, même si rien ne semble avoir de sens à nos yeux. Pourquoi se baigner 7 fois dans un cours d’eau boueux alors que d’autres rivières paraissent bien plus attrayantes ? Parce que nous devons apprendre à être patients ! Pensez aux journées que Naaman avait probablement déjà passées près de Samarie, à attendre que le roi d’Israël trouve une solution à son problème ! Attendre encore ? Il ne faisait que ça depuis déjà trop longtemps ! Vous sentez-vous dans une situation similaire ? Vous priez et rien ne se passe ? Attendre la réponse divine est une chose difficile pour nous autres humains ! Et que dire lorsque sa réponse est à l’opposé de ce que vous attendiez ? Dieu était en train de modeler le caractère de Naaman pour en faire l’un de ses serviteurs. Une fois qu’il a appris l’obéissance, la bénédiction arrive et il reçoit une nouvelle peau, neuve et lisse comme celle d’un nouveau-né ! C’est ainsi que Dieu agit encore : il brise notre ego, nous apprend la patience, puis l’obéissance, et enfin arrive la restauration. D’un homme étranger à son peuple, Dieu a formé un serviteur fidèle. Rien n’est impossible à Dieu !
Bob Gass