Pensée

Avez-vous découvert la puissance de la bénédiction ? - Walter Zanzen

Dès le premier chapitre de la Genèse, nous découvrons une des intentions du Dieu Créateur : celle de bénir ses œuvres (Genèse 1:22 ; 28). S’il le fait au top départ de la création, c’est qu’elle en a besoin dès le commencement, et bien sûr de manière permanente. C’est formidable, car bénir signifie dire du bien ; et lorsque Dieu dit du bien, il fait du bien, car il EST bon ! On peut imaginer facilement le geste qui accompagne sa Parole de bénédiction.

En bénissant, le Seigneur communique toujours quelque chose : sa grâce ; il insuffle son énergie et donne du sens à la vie. Proverbes 10:22 traduit cette pensée par ces mots : « c’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit ». Que nul ne se prive de sa bénédiction !

Mais son plan va bien plus loin, car le Seigneur a prévu que la bénédiction soit partagée ; en d’autres mots, qu’elle circule des uns vers les autres. En lisant les récits des patriarches Abraham, Isaac, Jacob, on constate l’importance de la bénédiction à leur descendance, démarche essentielle pour tout le groupe familial. On ne pouvait imaginer quitter la maison du père sans avoir reçu sa bénédiction !

Plus encore, Israël, en tant que peuple, avait besoin de se trouver continuellement sous la bénédiction de ses responsables, les sacrificateurs. Au quotidien, ils étendaient leurs mains vers lui en prononçant, de la part du Seigneur, ces paroles de vie :

Que l’Éternel te bénisse et te garde ! Que l’Éternel fasse briller sa face sur toi et qu’il t’accorde sa grâce ! Que l’Éternel lève sa face sur toi et te donne la paix ! (Nombres 6:24-26)

C’est pourquoi, lors des rites de passage, nous bénissons les enfants au moment de leur présentation, dans les camps d’enfants ou d’adolescents ; nous bénissons nos jeunes au seuil de leur vie d’adulte, les couples au moment du mariage, etc. Ces temps forts doivent être vécus dans la foi, dans l’amour et l’autorité.

Nous qui avons été « bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1:3), nous choisissons d’enrichir les autres en disant du bien, en faisant du bien. Que notre langue libère la bénédiction (Jacques 3:10), et non le contraire : « Bénissez ceux qui vous persécutent » (Romains 12:14). « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Matthieu 5:44).

À ce propos, voici une petite anecdote amusante. Un homme avait peu d’égards pour son voisinage, dont ma famille faisait partie ; notamment le lundi, quand il brûlait systématiquement les feuilles mortes de ses arbres, alors que, dehors, le linge était fraîchement étendu. Comment réagir face à cette personne peu avenante ? Mon épouse, quelque peu fatiguée de ce comportement, a alors commencé à la bénir systématiquement. Quelques semaines passent, et voilà qu’on sonne à notre porte. Incroyable ! C’est le voisin en question qui, très poli, arrive non pas avec des excuses pour ses agissements anticiviques, mais chargé d’un grand plateau de fruits frais et délicieux de son jardin, pour… bénir notre famille.

Bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction. (1 Pierre 3:9)

Walter Zanzen