Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut. (1 Pierre 2:2)
En lisant ce passage, je me suis souvenue de la conversation de Jésus avec Nicodème, pharisien et chef des Juifs (Jean 3:1-7). Il ne parvenait pas à comprendre les paroles de notre Seigneur. Comment était-il possible de naître de nouveau pour pouvoir entrer dans le royaume des cieux ? (Jean 3:4-5 ; Marc 10:15)
En acceptant Jésus-Christ pour seul Seigneur et Sauveur, en passant par les eaux du baptême et en recevant en nous son Saint-Esprit, nous devenons une nouvelle créature (2 Corinthiens 5:17). Nous sommes dès lors des bébés spirituels. Jésus a dit : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18:3).
Tout enfant qui naît a besoin du lait maternel pour vivre et grandir. Aujourd’hui encore, les scientifiques reconnaissent l’importance de ce lait, car non seulement il est indispensable au nouveau-né pour se nourrir, mais il est également une façon pour l’enfant d’entrer en contact avec sa mère. Le lait maternel est un aliment qui détient des éléments importants pour la croissance du bébé. Directement transmis par la mère, il est adapté aux besoins nutritifs de l’enfant, à son développement physique et intellectuel ; il est facile à digérer ; sans allergène ; riche en minéraux et en vitamines ; il contient tout ce qui est vital pour développer les défenses immunitaires… Il fournit également tous les types de gras qui contribuent au développement du cerveau et de la vision.
Comme un nouveau-né, nous avons besoin de boire le lait spirituel pour pouvoir grandir dans la foi et développer tout ce qui nous permettra de croître pour le salut. Quel est ce lait ? Il n’est autre que la parole de Dieu manifestée en Jésus-Christ, notre Seigneur (Jean 6:27). Dans Jean 6:55, Jésus dit : « Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. » En recevant en nous la parole de Dieu (1 Corinthiens 10:3-4), notre regard spirituel s’ouvre, notre entendement s’aiguise un peu plus chaque jour, et le Saint-Esprit ancre en nous ses préceptes. Comme l’enfant se nourrit au sein maternel, nous puisons en Jésus tout ce qui est nécessaire pour nous affermir (Éphésiens 4:15). En acceptant humblement de boire le lait spirituel, nous devenons porteurs des gènes, de la nature, de celui qui nous a enfantés, Jésus-Christ.
Néanmoins, pour évoluer et grandir, il est nécessaire de passer petit à petit à une nourriture plus solide. Paul nous enseigne dans Hébreux 5:12-13 : « Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide » ; et il poursuit : « Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant. » Il nous dit également dans 1 Corinthiens 3:2 : « Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. » Bien que nous soyons toujours dans un corps charnel, il est important de penser, de regarder, de vivre et d’évoluer de manière spirituelle, car nous sommes régénérés. Jésus nous laisse ce verset important : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit » (Jean 3:6).
C’est pourquoi gardons les regards fixés vers celui qui est la rémunération de toutes choses, vers celui en qui nous avons la vie éternelle, Jésus-Christ. Pour pouvoir grandir spirituellement et porter le sceau de notre Seigneur bien-aimé, nous devons avoir un regard spirituel. Pour que cela puisse se faire, nous devons prendre le temps de nous instruire en méditant la parole divine, d’écouter l’enseignement de nos pasteurs, de rechercher la présence du Saint-Esprit, de persévérer dans la prière, mais aussi de remercier et de louer l’Éternel, afin de progresser dans la foi, de saisir toutes les bénédictions et d’acquérir l’expérience indispensable à notre développement spirituel (2 Thessaloniciens 1:3).