Ne te mets pas en colère trop vite ; seuls les sots se mettent en colère facilement. (Ecclésiaste 7:9)
Vous avez envie de vous mettre en colère ? D’accord, mais à deux conditions ! Premièrement, que votre colère soit justifiée. Ainsi, Jésus exprima sa colère devant la cruauté de cœur des hommes : « Promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leur cœur, il dit à cet homme : Étends la main. Il l’étendit, et sa main fut guérie » (Marc 3:5). La colère devant l’injustice, la souffrance humaine, l’exploitation des enfants ou des femmes, ou encore devant les insultes adressées à Dieu par des gens que nous connaissons, est nécessaire. Elle débouche souvent sur un engagement à se battre pour améliorer les choses ou pour défendre l’honneur de notre Père. Deuxièmement, que votre colère ne devienne pas incontrôlable.
La colère de Dieu ne dépasse jamais les limites qu’il s’est fixées : « Dieu est miséricordieux et bienveillant, lent à la colère, plein de fidélité et de loyauté » (Exode 34:6). Ailleurs, Paul affirme : « Que votre colère s’apaise avant le coucher du soleil » (Éphésiens 4:26). Nous devons adopter la même attitude que Dieu : être lents à la colère, mais prompts à la dissiper. Comment donc pouvons-nous contrôler nos sentiments si nous sentons la colère monter en nous ?
Tout d’abord, en allant faire un tour dans le jardin, en écoutant un peu de musique, ou en nous détendant d’une manière ou d’une autre ! Prendre un peu de recul nous permet de raisonner notre colère : « Dieu nous a donné un esprit… de maîtrise de soi » (2 Timothée 1:7). La maîtrise de soi est l’art de contrôler ses émotions. Ensuite, en considérant la différence entre la colère provoquée par des événements indépendants de notre volonté et celle causée par le comportement d’un être humain, membre de notre famille biologique ou de notre famille spirituelle.
Dans le premier cas, nous n’avons aucun moyen de supprimer la source de notre colère ; aussi devons-nous la contrôler, la mettre en veille. Dans le second cas, les Écritures nous invitent à gérer le différend qui est la cause de notre amertume, dès que possible et en faisant preuve d’amour. Dieu n’est pas glorifié si nous venons l’adorer avec un désir de revanche au fond de notre esprit : « Laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère… » (Matthieu 5:24). Enfin, en remettant tout entre les mains de Dieu. Le droit de se venger ou de justifier l’un ou l’autre appartient à Dieu seul : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car l’Écriture déclare : C’est moi qui tirerai vengeance, c’est moi qui paierai de retour, dit le Seigneur » (Romains 12:19). Et une bénédiction en découlera, comme Paul l’explique ensuite : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car, en agissant ainsi, ce sera comme si tu amassais des charbons ardents sur sa tête » (Romains 12:20). Voilà notre rôle !
Bob Gass