C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. (Matthieu 7:20)
Chaque fruit existant sur la terre a un nom, est identifié et reconnaissable. Nous savons aussi lesquels sont comestibles ou non. Mais avant de savoir s’ils étaient comestibles, il a fallu que des personnes goûtent, et restent en bonne santé — ou non, malheureusement. De la même manière, certaines personnes goûtent les mauvais fruits spirituels, fruits du péché, fruits d’un cœur méchant : la jalousie, le mensonge, l’hypocrisie, la colère…
Il faut apprendre à reconnaître les mauvais fruits et leur source, les mauvais arbres, les personnes qui portent du mauvais fruit autour de vous et auxquelles vous pouvez être confrontés. La Bible est le meilleur dictionnaire des bons et des mauvais fruits, des bons et des mauvais arbres. Le Psaume 1 commence par ces paroles : « Heureux celui qui n’est pas avec les moqueurs (…) il sera un arbre qui porte du bon fruit, en sa saison, et qui reste vert malgré tout » (Psaumes 1).
Les amis que nous avons peuvent avoir une belle apparence, être sympathiques, souriants, consacrés, fidèles, dignes de confiance… Mais quel est le fruit qu’ils portent ? Correspondent-ils à leur apparence ? Nous ne pouvons pas nous fier à notre seule impression des choses.
Comme le rappelle Matthieu 7:15-16, les pasteurs qui sont attachés à l’argent, à qui il faut donner des offrandes, qui prêchent la prospérité, peuvent paraître très spirituels ; ils ont les mêmes costumes que les bons pasteurs, ils prêchent avec autant d’aisance et d’assurance, mais ils restent des faux prophètes et des loups ravisseurs pour autant !
Le bon fruit est conforme à la Parole de Dieu. Il doit avoir le goût de l’amour profond, de l’humilité. Il faut examiner la Parole comme les Béréens. Les déviances ne sont pas flagrantes au début ; mais, comme un train qui change de rails, la seule voie devient peu à peu deux voies distinctes.
S’il est facile d’observer et de juger les autres, il est important de prendre du temps sur ce qui nous concerne. Il faut que vous sachiez reconnaître le fruit que vous portez. Est-il toujours bon pour ceux qui le goûtent, qui vous côtoient ? Examinez vos propos, vos réactions, vos habitudes ; connaissez vos faiblesses, car elles peuvent permettre à l’ennemi de vous induire dans le doute et dans l’erreur.
Les conséquences des fruits, qu’ils soient bons ou mauvais, sont grandes : ils apportent des bienfaits pour le corps, ou bien ils atteignent et détruisent les organes vitaux.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt… (Jean 12:24)
Pour porter du fruit, il faut mourir à soi-même et laisser la semence divine prendre son essor en nous. Jean le Baptiste le disait bien : « Il faut qu’il croisse et que je diminue. » La mort à soi-même s’opère dans la repentance, mais aussi au travers du renoncement aux œuvres mortes, aux œuvres qui produisent la mort. Elle s’effectue aussi lors du brisement des épreuves, des difficultés de la vie par lesquelles nous passons et qui émondent en nous les mauvais germes.
Une personne qui est passée par ces moments se reconnaît : elle est remplie de sagesse, de maturité, de bonté, de compréhension et de compassion. Si vous passez par ces moments, vous ne pouvez pas vous endurcir ou rester pareils. Ce dicton connu, « Il faut souffrir pour être beau », devient donc une réalité spirituelle : la beauté de votre fruit, de votre âme, sera à la hauteur de votre abandon entre les mains de Dieu.
Benjamin Lamotte