La prière est une dimension que l’on découvre à partir de la nouvelle naissance. La communion avec Dieu notre Père est un privilège sans égal. Apprendre à l’écouter et à lui parler cœur à cœur efface tout sentiment de solitude et remplit l’être entier de sa merveilleuse présence. Nous sommes créés pour être habités de son Esprit. De ce fait, un chrétien ne devrait jamais se lasser de prier, ni se fatiguer à communier avec son Dieu, quelles que soient les circonstances. Pour diverses raisons, il arrive qu’une baisse ou même une perte de motivation affaiblisse la vie de prière.
Si c’est votre cas, voici deux exhortations pour reprendre courage et retrouver un nouveau souffle dans la prière.
S’approcher pour retrouver une nouvelle faim de Dieu
La lassitude est cause du relâchement dans la prière et peut être comparée à un manque d’appétit. Dans Jean 6:32, Jésus affirme que le Père céleste donne le VRAI pain du ciel qui donne la vie au monde. À ce propos, les disciples dirent : « Seigneur, donne-nous TOUJOURS ce pain » (Jean 6:34).
La communion avec Dieu est une plénitude qui rassasie l’âme, semblable à une bonne nourriture, un pain qui soutient la vie spirituelle. Notre demande devrait être celle des disciples du temps de Jésus, qui ne voulaient pas être à court de ce pain unique et indispensable. Jésus leur répondra : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim » (Jean 6:35). Seigneur, donne-nous toujours ce pain !
Secouer toute indifférence devant les besoins des autres
Si une personne que nous aimons est en grande souffrance, l’aide et la prière en sa faveur s’imposent. La douleur agit parfois comme un électrochoc qui intensifie l’intercession. Également dans le contexte de la prière, Jésus raconte l’histoire suivante :
Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir ; et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond : Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains ; je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin. (Luc 11:5-8)
L’histoire est intéressante et fait réfléchir. La personne déjà confortablement couchée n’a aucunement envie de se laisser toucher par le besoin de son ami, ni d’être dérangée à cette heure tardive. Pourtant, elle pourrait facilement répondre, mais pour cela il faudrait secouer son indifférence. Finalement, ce n’est que devant l’insistance et la pression de son ami qu’elle finira par bouger.
Si la paresse et l’indifférence nous gagnent, demandons au Saint-Esprit de toucher notre cœur tout à nouveau pour les besoins de notre prochain. Intercéder, c’est s’impliquer avec son cœur en plaidant la cause de la personne dans le besoin.
C’est ce que le Seigneur attend de nous !
Walter Zanzen