Pensée

Dieu m’a donné une langue exercée, pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu - Alex

Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné une langue exercée, pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu. (Ésaïe 50:4)

Une autre version dira : « Le Seigneur m’a donné une langue de disciple, pour que je sache donner une parole de réconfort à celui qui est abattu. » Ainsi s’ouvre, avec ce verset, le troisième chant du Serviteur de l’Éternel, attribué à Jésus. Nous avons tous en mémoire ces paroles pleines de consolation et de réconfort que Jésus a eues envers ceux qu’il rencontrait. À cette veuve de Naïn qui venait de perdre son fils unique, il dit : « ne pleure pas » ; et le texte nous dit qu’il fut ému de compassion pour elle. Jésus n’était pas indifférent à la souffrance de ses contemporains, et tous les miracles et guérisons qu’il opérait étaient motivés par l’amour et la compassion.

Dieu nous a créés avec un organe, la langue, qui nous permet de savourer de bons plats, de distinguer les saveurs, les goûts. Imaginez si nous mangions sans ressentir aucun goût ! Tout serait neutre, insipide, nous ne pourrions faire la différence entre le salé et le sucré… Avec cette même langue, nous pouvons, comme Jésus, bénir nos enfants, notre prochain, notre collègue, et louer Dieu par des chants ; et pourtant, avec cette même langue, trop souvent nous critiquons le frère, la sœur, la façon dont il ou elle s’habille, comment il ou elle chante ; et parfois même, nos propos sont acides et pleins de méchanceté.

Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. […] Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi ! (Jacques 3:8-10)

Quelle résolution allons-nous prendre aujourd’hui : bénir ou maudire ? Allons-nous être une langue de vipère, ou une langue exercée ? Vous avez remarqué que les gens se rassemblent plus souvent pour critiquer quelqu’un que pour le bénir. Ça en a presque l’air naturel… Comme quoi, bénir est plus difficile. Un autre proverbe populaire dit : « Celui qui réfléchit tourne sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler », ce qui signifie qu’en agissant ainsi, il n’aura pas à regretter ce qu’il aura dit.

Trop souvent, nous parlons sans réfléchir, et des paroles s’échappent de nos bouches sans que l’on puisse les rattraper, blessant les uns, écorchant les autres. Nous rencontrons tous, au travail, dans le train, dans la rue, dans notre propre famille, des gens accablés, fatigués, désespérés, écrasés par les soucis, les mauvaises nouvelles ; et il suffit souvent d’un mot, d’une parole pleine d’amour et de réconfort, comme Jésus, pour fortifier l’âme abattue. Une main sur l’épaule, un sourire peut changer le regard de l’autre.

Faisons cette prière de David, et que chaque matin nous prenions cette bonne habitude de dire : « Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! » (Psaumes 141:3). Consacrer peut se traduire par « mettre à part ». Consacrons notre langue pour bénir le Seigneur et ceux qu’il met sur notre chemin.

Alex