Pensée

Ne t’inquiète pas, Dieu veille sur toi - Jean-Baptiste

Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. (Matthieu 6:31-34)

Dans ce passage, Jésus oppose l’inquiétude à la vie du Royaume. Savez-vous seulement dans quel Royaume vous vivez ? Dans le Royaume de Dieu, il n’y a aucune inquiétude possible ; cette mentalité y est complètement étrangère. Le Règne de Dieu y est, en fait, plus lourd, plus imposant que l’objet de notre crainte, et c’est ce qui occupe nos pensées. Jésus n’était pas inquiet, il n’était pas stressé. Un roi sait parfaitement que les ressources qu’il a à sa disposition sont largement suffisantes pour sa mission. N’importe quel ambassadeur d’un gouvernement (et c’est ce que nous sommes : ambassadeurs du Roi) est parfaitement tranquille et confiant que son royaume va pourvoir, non seulement pour que sa mission réussisse, mais également pour qu’il soit à l’aise dans le pays où il a été envoyé. L’ambassadeur représente le pays qui l’a envoyé ; c’est pourquoi « nous ne manquons de rien ». Le Royaume doit être notre priorité ; et dans ce cas seulement, tout le reste nous sera donné en plus. C’est d’ailleurs un ordre que de « chercher premièrement », avec ardeur. Dans le cas contraire, nous ferons l’expérience d’une autre loi naturelle, et nous serons envahis par les soucis de ce monde.

Nous avons tendance à trouver des excuses et à prétexter que nous avons tant de raisons de nous inquiéter. Les choses de la terre sont réelles, les factures sont là, leurs délais aussi, et nos créanciers ne nous oublient pas non plus ! En dehors du Royaume, nous comprenons parfaitement les raisons de nous inquiéter : nous ne pouvons plus compter que sur nous-mêmes et nos ressources.

D’autres reçoivent la semence parmi les épines ; ce sont ceux qui entendent la parole, mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises étouffent la parole et la rendent infructueuse. (Marc 4:18-19)

En fait, les inquiétudes peuvent prendre tellement de place dans nos pensées qu’elles vont prendre toute notre énergie et la puissance donnée par la semence du Royaume. Nous méditons, en fait, sur une réalité négative. Voilà pourquoi, dans la parabole du semeur, les ambitions égoïstes et les inquiétudes de ce monde sont des épines, des broussailles qui étouffent la Parole de Dieu, qui apporte le royaume :

Mais les soucis de ce monde, la séduction des richesses et les passions pour les autres choses survenant, étouffent la Parole, et elle devient infructueuse ; mais ceux qui ont reçu la semence dans une bonne terre, ce sont ceux qui écoutent la Parole, qui la reçoivent et qui portent du fruit, un grain trente, un autre soixante, et un autre cent. (Marc 4:19-20)

Nous avons besoin de cette semence, car c’est notre carburant, en quelque sorte, notre source d’énergie. Notre rôle reste alors de changer de sujet de méditation et de nous concentrer sur la bonté et la richesse de notre Père céleste, sur les provisions inépuisables de son Royaume. La joie, le soulagement et la louange prennent alors vite le dessus. Je médite sur la bonté de Dieu et sa générosité, sur les richesses qui sont à ma disposition ; je médite sur l’autorité qu’il m’a confiée et sur ma position en Christ. Je lève les yeux vers les montagnes et déclare que mon secours viendra de l’Éternel !

Mais l’autre danger de l’inquiétude, ou de la séduction des richesses de ce monde, c’est qu’elles prennent la place de Celui qui, en principe, doit faire l’objet de nos pensées : le Seigneur, avec son Royaume et tout ce qui s’y trouve. Autrement dit, le sujet de nos inquiétudes devient un dieu, une idole, puisqu’il a détrôné le Seigneur lui-même de la première place. L’Éternel ne tolère aucun rival : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Matthieu 22:37). Voilà pourquoi l’inquiétude ou les convoitises ne sont pas tolérables : elles attristent profondément le Saint-Esprit. Elles agissent comme un voleur : à la fois elles nous privent des bénédictions du Royaume, elles nous volent la joie, la paix, et prennent la place du Roi.

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. (Colossiens 3:1-2)

Prière

Seigneur, je te demande pardon d’avoir laissé les convoitises, les ambitions et les inquiétudes de ce monde envahir ma vie et étouffer la puissance de ta parole, et de leur avoir accordé la place qui est la tienne. Désormais, je me préoccuperai avant tout de ton Royaume et de sa justice, et je sais que je ne manquerai de rien. Amen.

Jean-Baptiste