Il exerce mes mains au combat, et mes bras tendent l’arc d’airain. Tu me donnes le bouclier de ton salut, ta droite me soutient, et je deviens grand par ta bonté. Tu élargis le chemin sous mes pas, et mes pieds ne chancellent point. Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis. Je les brise, et ils ne peuvent se relever ; ils tombent sous mes pieds. Tu me ceins de force pour le combat, tu fais plier sous moi mes adversaires. (Psaumes 18:34-39)
L’auteur de ce passage est David, qui a écrit également : « L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien » (Psaumes 23:1). J’aimerais vous donner de cette déclaration une perspective légèrement différente de celle de la provision du berger pour sa brebis. Il fut berger, mais le plan de Dieu pour lui était de l’amener à être le roi d’Israël ; et pour arriver à cette position, il a terrassé un géant (1 Samuel 17). Ce Goliath terrifiait alors toute l’armée de Saül. Même sa saison de vie de berger faisait partie de sa formation. Autrement dit : « nous ne manquerons de rien pour parvenir à notre destinée royale désirée par Dieu ! » Nous ne manquerons pas d’épreuves, nous ne manquerons pas de géants. Il y aura des obstacles à surmonter sur notre chemin, il y aura des montagnes à mettre à la mer, il y aura des tempêtes à calmer.
Pour être élevé à la position prévue par Dieu, les géants sont là, sur le chemin : c’est prévu au programme de formation. Ce Goliath n’est pas un problème pour David, c’est une opportunité ! Cela lui a permis d’obtenir des récompenses : non seulement la fille du roi en mariage, mais également la confiance de toute l’armée du roi qui se tenait là, et plus tard la position de roi d’Israël.
Les gens ne vont pas te suivre si tu n’as pas vaincu ! Dans les épreuves concernant la pénurie, la santé, le rejet, la calomnie, l’intimidation, la sécheresse dans le ministère, la solitude, etc., tu recevras une autorité en rapport avec l’ennemi de ton combat. La connaissance de la vérité nous rend libres, mais la connaissance est expérimentale ! Ça n’est plus de la théorie, mais c’est devenu du vécu. Tu parles par expérience. Tu as vu l’ennemi en déroute ! L’argument ne vient pas uniquement de ta connaissance de la Bible, mais de ta mise en pratique ! Tu t’appuies sur une base solide en te référant à la Parole de Dieu ; mais en plus, cette Parole s’est incarnée, tu as vu sa puissance. C’est ta victoire personnelle qui contamine ton environnement. Nous apprenons donc à considérer les épreuves non plus comme des problèmes en soi, mais comme une opportunité de promotion, et comme une occasion qui nous est donnée afin de glorifier l’Éternel, d’ouvrir la voie à beaucoup après nous, de donner l’exemple, d’encourager et de susciter la foi à une multitude…
Non seulement les épreuves servent à exercer, à fortifier notre foi ; mais par voie de conséquence, elles nous amènent à une position plus élevée, pour nous amener à régner. Notre autorité s’accroît peu à peu quand nous l’exerçons dans nos combats. Cette autorité grandit au point d’être reconnue dans le monde spirituel. Dieu a un plan pour chacun de nous, et il connaît le chemin pour y accéder. Si nous comptons sur lui, nous ne nous sentirons pas démunis, car nous savons que nous avons des armes spirituelles. Une de ces armes offensives est justement la Parole de Dieu, proclamée dans nos situations où l’Ennemi nous attaque :
Il se leva et frappa les Philistins jusqu’à ce que sa main soit fatiguée et reste collée à son épée. L’Éternel accomplit une grande délivrance ce jour-là. Le peuple ne revint après Éléazar que pour procéder au pillage. (2 Samuel 23:10)
Il s’agit ici d’un vaillant guerrier. Cet homme combat aux côtés de David. À lui seul, il a anéanti une armée de 800 hommes. Le fait que l’épée reste collée à sa main signifie qu’il est allé au bout de son combat, et que celui-ci fut tellement intense que son arme est comme devenue le prolongement de son bras, comme une excroissance… Lorsque l’on sait que, dans la Bible, l’épée de l’esprit, c’est la Parole de Dieu, nous pouvons avoir une idée de ce que serait la Parole de Dieu proclamée devenant une seconde nature chez nous, ne faisant plus qu’un avec nous. L’Ennemi de nos âmes déteste la Parole de Dieu employée avec foi sur le terrain d’attaque ; mais l’épée qui est gardée dans son fourreau n’est pas dangereuse. Alors, debout ! vaillant guerrier !
Jean-Baptiste Lamblin