De toutes les croix dressées sous l’empire romain, l’histoire n’en retient qu’une seule : celle de Jésus-Christ. Et c’est à Golgotha, lieu du crâne, appelé calvaire, qu’eut lieu la crucifixion de Jésus.
Bien que le mont du calvaire ne se trouve sur aucune carte géographique, il doit cependant être gravi en esprit et dans la foi par toute personne désirant s’approcher de Christ pour être sauvée et pour recevoir le pardon de ses péchés.
Golgotha est tout d’abord le mont de la CONDAMNATION. C’est là que meurt le Fils de Dieu, pur, saint et sans péché. En fait, par amour, il donne volontairement sa vie selon ses propres paroles : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18). Pourquoi ? L’Écriture en révèle la raison : « Christ meurt pour NOS péchés » (1 Corinthiens 15:3). Il paie « le salaire du péché, qui est la mort » (Romains 6:23). Le brigand repentant aux côtés de Jésus le confirme : « Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes » (Luc 23:41). Ésaïe 53 déclare : « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités » (Ésaïe 53:5).
Ensuite, le mont de la condamnation devient le mont de la RÉCONCILIATION. Car celui qui paie ma dette devient mon Sauveur. Dieu, le juste Juge, est aussi le Dieu de grâce. Celui qui donne la sentence de mort donne aussi la promesse de la vie éternelle à tous ceux qui invoquent son nom, croient et se laissent sauver. L’œuvre de la croix me réconcilie avec Dieu : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:23-24). Rappelons également le texte puissant de Romains 8:1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. »
Oh, quelle puissance de salut se trouve sur ce mont ! Jusqu’à son dernier souffle, Christ sauvera : le brigand se repent et croit, de même que le centurion romain. La victoire est totale. Par la mort de Christ, la tête du serpent est écrasée (Genèse 3:15), les malédictions sont brisées (Galates 3:13), les autorités spirituelles des ténèbres sont dépouillées (Colossiens 2:15). Golgotha est le mont de la VICTOIRE sur toutes les ténèbres et toutes les détresses humaines. Dans le « TOUT est accompli » (Jean 19:30) se trouve la libération de tous les liens ténébreux et la guérison des maladies : « le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53:5). Cette victoire est complète, puisque notre nature ancienne a été crucifiée avec lui afin que nous vivions en nouveauté de vie (lire Romains 6:6-12).
Encore faut-il croire et saisir ces vérités puissantes !
Que cet hymne de louange se fasse entendre : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 15:57) ; et rappelons le refrain de ce vieux cantique : « Cette croix me sera toujours chère, elle est gloire et victoire pour moi… »
Pasteur Walter Zanzen