J’aimerais partager avec vous un passage des Proverbes :
La crainte de l’Éternel mène à la vie, et l’on passe la nuit rassasié, sans être visité par le malheur. (Proverbes 19:23)
Quel texte merveilleux et encourageant, n’est-ce pas ? La première chose que nous devons comprendre, c’est que la crainte de Dieu n’est pas celle qui est ressentie par le monde. En effet, nous ne devons pas éprouver de la peur envers Dieu, mais ressentir une crainte empreinte de respect et de révérence.
Aussi, en lisant Romains 8:15, nous pouvons comprendre que cette crainte respectueuse envers Dieu (qui en est d’ailleurs seul digne) se fait avant tout dans l’amour, comme l’amour d’un enfant pour son père :
Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! (Romains 8:15)
Pour exemple, lisons ensemble un passage d’Hébreux :
C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi. (Hébreux 11:7)
Nous voyons que la crainte de Noé envers l’Éternel lui sauva la vie. Par la foi, dans la confiance et dans la crainte de Dieu, il obéit malgré les railleries des autres et resta soumis, et Dieu lui rendit justice.
Proverbes 8:13 nous donne une bonne définition de la crainte de l’Éternel :
La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal ; l’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais. (Proverbes 8:13)
L’être humain, depuis la chute d’Adam et Ève, ne cesse de faire le mal (Psaumes 14:1). En effet, l’homme rejette Dieu et son autorité. Déjà, nous sommes dans l’apostasie, et cette incrédulité, ce rejet de la crainte de Dieu, ne cessent de grandir et de s’incruster, même au sein de l’Église, par l’acceptation de compromissions qui vont à l’encontre des ordonnances données par notre Dieu. Ainsi, la crainte de Dieu s’estompe et s’étiole.
Craindre l’Éternel, c’est aussi exercer l’amour et la compassion. C’est faire le bien autour de nous et être le reflet de Christ en produisant de bons fruits ; c’est se détourner du mal (Lévitique 19:14 ; Proverbes 16:6 ; Job 28:28). La crainte de l’Éternel, c’est savoir accepter les décisions qu’il a pour nos vies, même si on ne les comprend pas toujours, sachant qu’il est un Dieu juste et qu’il châtie avec l’amour d’un Père, non pas pour nous nuire, mais pour nous relever et nous instruire afin de nous donner la vie (Proverbes 3:11-12).
Nous devons aussi avoir de la crainte envers Dieu, sachant qu’il lit en nous, qu’il nous connaît mieux que nous-mêmes et qu’on ne peut pas lui mentir comme on mentirait à un homme (exemple d’Ananias et Saphira dans Actes 5:1-5). Les jugements de notre Dieu sont justes et nous n’avons pas à les contester. Jérémie 5:22 nous dit :
Ne me craindrez-vous pas, dit l’Éternel, ne tremblerez-vous pas devant moi ? C’est moi qui ai donné à la mer le sable pour limite, limite éternelle qu’elle ne doit pas franchir ; ses flots s’agitent, mais ils sont impuissants ; ils mugissent, mais ils ne la franchissent pas. (Jérémie 5:22)
Nous avons, nous aussi, des limites à ne pas franchir. Mais notre Dieu est rempli d’amour et de grâce, et il pardonne à celui qui s’humilie devant lui et lui demande pardon d’un cœur sincère.
Ainsi, si le commencement de la crainte de Dieu est la sagesse, la fin de la crainte de Dieu se trouve dans l’amour qu’il a pour nous. Aussi nous demande-t-il de mettre en pratique l’amour qu’il a déposé en nous. Je voudrais vous laisser ces deux passages :
La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. (1 Jean 4:18)
Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre la voie qu’il doit choisir. Son âme reposera dans le bonheur, et sa postérité possédera le pays. L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, et son alliance leur donne instruction. (Psaumes 25:12-14)
Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur la crainte de Dieu, mais nous allons conclure en restant centrés sur les bénédictions et le bonheur que l’on trouve à suivre Jésus dans la crainte de Dieu. Les conséquences heureuses de la crainte de Dieu se répercutent dans nos vies et nous laissent une empreinte d’amour gravée dans nos cœurs. Ainsi, les fidèles qui le craignent reçoivent de l’Éternel une bannière : le Seigneur Jésus-Christ. Cette bannière sous laquelle nous combattons rassemblera, dans la fin des temps, tous ceux qui appartiennent à Dieu et le craignent. Je terminerai par ce passage :
Craignez l’Éternel, vous ses saints ! Car rien ne manque à ceux qui le craignent. (Psaumes 34:10)
Michelle Brassard