Ayez foi en Dieu ; car je vous dis en vérité que quiconque dira à cette montagne : Ôte-toi de là et te jette dans la mer, et qui ne doutera point dans son cœur, mais qui croira que ce qu’il dit arrivera, ce qu’il dit lui sera accordé. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez, et cela vous sera accordé. (Marc 11:23-24)
Nous avons tendance à parler à Dieu et à notre entourage de nos problèmes, de nos obstacles, de nos montagnes. Nous décrivons avec précision cette montagne. Nous disons combien elle est haute, impressionnante, dangereuse, solide, combien elle nous effraie, etc. ; nous demandons à Dieu qu’il fasse en sorte que nos problèmes disparaissent. Nous lui décrivons l’état de notre maladie, de nos douleurs, le montant de nos dettes, comme s’il n’était pas au courant. D’une certaine manière, faire l’étalage de nos difficultés, à nos amis ou dans nos prières, nous entraîne dans une sorte d’apitoiement, de plaintes et de murmures, ce qui nous amène à errer dans le désert (Psaumes 106:24-25 : « ils méprisèrent le pays des délices ; ils ne crurent pas à la parole de l’Éternel, ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’obéirent point à sa voix »). Nous sommes même doués pour relever la puissance qui se dresse devant nous, et nous donnons ainsi de l’importance à l’Ennemi.
C’est comme si en parler rajoutait de l’ampleur à cet obstacle et nous plaçait dans une position plus misérable face à lui. Créer une atmosphère de foi dans notre vie commence par adapter notre langage, arrêter les plaintes et commencer à déclarer la volonté de Dieu supérieure à celle de l’Ennemi. Quelqu’un a dit : « Autrefois, l’Église n’avait ni or, ni argent, mais elle avait le "lève-toi et marche" ; aujourd’hui, l’Église a l’or et l’argent, mais elle n’a plus le "lève-toi et marche" ! »
Nous avons besoin de retrouver cette autorité en Christ, démontrée par ce « lève-toi et marche » ! Jésus forme ses disciples dans la foi, afin que, par la foi, ils puissent amener le Ciel sur la Terre : c’est le but du Royaume des Cieux. « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6:10). La foi est le pont entre le monde spirituel — céleste — et le monde physique — terrestre.
C’est le mode d’opération de Dieu sur la terre, pour que l’atmosphère de la terre ressemble à celle qui est au Ciel. Dans 1 Corinthiens 2:4-5, Paul explique à ses lecteurs qu’il désirait que leur foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu ; et plus loin, dans 1 Corinthiens 4:20 : « car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance ».
C’est en effet le but que Jésus poursuit : que la foi de ses disciples soit fondée sur la puissance de Dieu. Il n’y a donc pas de formation de disciples sans puissance. L’enseignement est fait de démonstrations. Bien souvent, à défaut de puissance, nous nous tournons vers des outils techniques, des stratégies humaines, en espérant faire avancer le Royaume. Savez-vous que les premiers chrétiens avaient beaucoup moins de connaissances que nous, et une technologie incomparablement moins évoluée ! C’est pourquoi, dans le passage de Marc 11:23-24, où Jésus a maudit le figuier, cet épisode servait de démonstration pour un enseignement pratique. Loin de commencer à décrire l’action de l’Ennemi (maladies, démons, contraintes, difficultés économiques, etc.), c’est à nous de nous adresser à la montagne et de lui donner un ordre selon la volonté de Dieu que nous connaissons. Dieu ne va pas le faire à notre place : c’est notre rôle ! Jésus est venu afin d’être un exemple d’humilité, de douceur, mais aussi d’autorité. Il est l’homme qui a racheté ce qui a été perdu. Nous sommes appelés à faire ce qu’il a fait ; il a dit lui-même que nous ferons les mêmes œuvres que lui, et même de plus grandes (Jean 14:12). Il n’est pas un exemple hors de notre portée. Dieu va laisser agir l’homme à qui il a confié l’autorité de dominer sur la terre.
Seigneur Jésus, je prends conscience que tu m’as donné, à moi ton disciple, l’autorité de marcher sur les serpents, les scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi, et que rien ne pourra me nuire. C’est pourquoi je choisis aujourd’hui de ne plus me plaindre, ni de te demander d’ôter cet obstacle ou cette infirmité. Au contraire, je te loue, car tu as tout accompli ; et je prends maintenant moi-même autorité, et je commande à cette maladie (la nommer), à ce problème économique (le nommer), de quitter ma vie, etc. ! J’ai prié dans le nom de Jésus !
Jean-Baptiste Lamblin