Pensée

L’amalgame voulu par le péché - Guillaume - (2/2)

En réalité, ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais le péché qui habite en moi. (Romains 7:17)

Paul explique, dans le chapitre 7 de l’épître aux Romains, que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit. Par exemple, une femme est liée à son mari aussi longtemps qu’il est en vie. Mais s’il meurt, elle est dégagée de cette loi et peut de nouveau se marier sans être adultère. Pour être libérée, il a fallu qu’une mort intervienne. De même, l’œuvre de Jésus à la croix et sa résurrection ont sonné le glas de la loi. Un nouveau régime, celui de l’Esprit, a remplacé l’ancien régime de la loi, qui nous conduisait inexorablement à la mort. Après nous être donnés à la loi et aux passions qui l’accompagnent, Dieu nous a libérés de cet « engagement » par sa victoire dépouillant les Autorités célestes, afin que nous puissions nous donner à un autre mari : Christ.

Donc, la loi n’a d’autorité sur l’homme que lorsque celui-ci vit. C’est pourquoi la seule option du Père pour nous libérer de cet esclavage qu’entraîne la loi était de nous tuer. Oui, d’éliminer la vieille nature de l’homme. Paul dit que nous avons été crucifiés avec Christ ! Nous sommes morts avec lui à tous ces principes élémentaires qui dominent le monde. Ces principes, ces règles comme « Ne mange pas de ceci, ne fais pas cela, va ici » sont amenés par des enseignements purement humains. Bien plus, maintenant, nous sommes ressuscités avec le Christ ! Ce n’est plus nous qui vivons, mais Jésus qui vit en nous. Ce ne sont plus nos désirs, mais ses désirs en nous. Ce ne sont plus nos projets, mais ses projets en nous. En fait, vivre par nous-mêmes, c’est mourir, car la loi guette les vivants. Mais elle n’a plus aucun pouvoir sur les morts, sur ceux qui ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour Dieu. Mieux encore, c’est l’Esprit qui fait, au travers de nous, les œuvres de Dieu. C’est Jésus qui est le seul capable de ne pas enfreindre la loi, et il le fait au travers de nous.

Si donc, aujourd’hui, nouvelle créature, je fais ce que je ne veux pas (le mal), ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Voilà l’amalgame que le péché cherche à installer dans mes pensées : « J’ai fait le mal, je suis nul, je suis incapable de respecter la loi de Dieu, je ne peux plus aller vers Dieu dans cet état, etc. » En Christ, je ne peux plus pécher, nous dit Jean ; c’est donc que quelqu’un d’autre est à l’œuvre en moi : le péché. Il est désormais démasqué ! Là où je ne suis pas agréable à Dieu, c’est lorsque je ne marche pas par la foi en sa parole. Je veux croire que je suis mort. Que la loi n’a plus de force en moi. Que je ne vis plus pour moi. Que Christ vit en moi !

Guillaume