Pensée

Seigneur, je te loue car tu m’as justifié et tu m’as mis à part pour toi dans ton Royaume - Jean-Baptiste

Être « saint » signifie, dans le langage biblique, « être mis à part », et non pas avoir atteint la perfection ! Paul, à maintes reprises, s’adresse à ses lecteurs ainsi :

Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, aux saints qui sont à Éphèse et aux fidèles en Jésus-Christ. (Éphésiens 1:1)
Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres. (Philippiens 1:1)
Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité. (Romains 12:13)
Aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses ; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père ! (Colossiens 1:2)
Et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints. (Éphésiens 1:18)

Paul s’adresse ainsi à eux non pas parce qu’ils ont atteint la perfection, mais parce qu’ils sont mis à part en Jésus-Christ : cela fait partie de leur identité. C’est un fait. Par notre foi en Jésus, nous sommes morts au péché, justifiés, et nous sommes saints parce que nous appartenons à un autre maître ; nous sommes dans le Royaume de Dieu, c’est un peu comme si nous avions changé de nationalité.

L’Ennemi tente de nous faire croire que nous sommes des « pauvres pécheurs ». Ce fut notre cas, en effet, avant de dire oui à Jésus et de décider de le suivre ; mais désormais, nous avons changé d’identité, nous avons changé de Royaume. Nous n’obéissons plus à notre ancien gouvernement. Si nous continuons à nous considérer comme de « pauvres pécheurs », nous lutterons avec le péché constamment, comme si nous étions encore dans le Royaume des ténèbres. Nous devons maintenant nous considérer comme des « saints » !

Jésus nous avertit que lorsque nous sommes nés d’en haut, il s’est passé un miracle.

Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. (Jean 17:15-16)

Il affirme que nous ne sommes pas du monde, mais que nous sommes dans le monde. Il y a une sorte d’incompatibilité entre l’esprit du monde et notre nouvelle nature reçue en Jésus-Christ. Prenons un exemple en utilisant le langage informatique. Il y a certains programmes absolument incompatibles avec certains modèles d’ordinateurs. Ces programmes sont mis à part, sont spécialisés, pour certains types d’ordinateurs seulement.

J’ai entendu cette histoire également, qui va bien illustrer cette réalité : il s’agit d’un jeune garçon qui avait un penchant excessif pour les sucreries et qui avait l’habitude de courir après les filles. Il était tellement captif de ces mauvaises habitudes qu’il était persuadé qu’il était fait pour cela. Ce jeune garçon présentait néanmoins des aptitudes pour la course à pied, et fut encouragé par son professeur de sport dans cette discipline. Quelques mois plus tard, une jolie jeune fille se présente à lui, avec en prime un beau gâteau au chocolat — tout ce qui faisait l’ancienne vie de ce garçon —, et elle lui propose de le suivre ; mais lui de répondre : « non, je ne peux pas, car maintenant je suis un athlète. »

Vous comprenez : l’identité de ce jeune a changé. Sa vie d’athlète n’était plus compatible avec son ancienne vie. Notre nature d’enfant de Dieu est tellement différente de l’ancienne qu’elle n’est plus du tout compatible avec la vie du monde. Vous ne pouvez pas comparer un poisson avec une brebis. À plusieurs reprises, le poisson est associé à ceux qui sont sans Dieu, qui sont livrés à eux-mêmes, tandis que les brebis sont ceux qui appartiennent au Seigneur. Le miracle, c’est un poisson qui devient une brebis. La nature, l’ADN même, est incomparable.

Seigneur, je te loue, car tu m’as justifié et tu m’as mis à part pour toi dans ton Royaume. Désormais, je ne me considère plus comme pécheur, mais comme un saint, comme le dit ta Parole !

Jean-Baptiste Lamblin