Écoute, mon peuple ! Et je t’avertirai ; Israël, puisses-tu m’écouter ! […] Mais mon peuple n’a point écouté ma voix, Israël ne m’a point obéi. […] Oh ! si mon peuple m’écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! (Psaumes 81:8; 11; 13)
Nous voyons dans ce passage comment Dieu déplore le fait que personne, dans le peuple, ne l’écoute. On ressent, au travers de ces quelques versets, la tristesse dans son cœur par rapport à ce constat. Il demande au peuple d’Israël d’écouter sa voix, et c’est aussi ce qu’il demande à chacun de ses enfants aujourd’hui. Jésus nous dit dans Matthieu 15:10 : « Écoutez et comprenez. »
Vous est-il déjà arrivé d’avoir une conversation avec une personne qui ne s’arrête jamais de parler, sans vous laisser dire un mot ? Je ne sais pas pour vous, mais je trouve cela plutôt frustrant, et c’est souvent ce que nous faisons quand nous prions. Nous ne faisons que parler et nous attendons seulement, de la part du Seigneur, qu’il écoute.
Certes, Dieu nous a créés pour être en relation avec lui, afin de parler, nous confier, partager ; mais il veut aussi que nous l’écoutions. Nous prions parfois sans cesse pour une direction ou des questionnements, sans lui laisser le temps de nous répondre. Il nous dit : « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez » (Luc 8:18).
La prière sert d’abord à être en communion avec lui, à l’apprécier et à prendre du plaisir dans sa présence, et non pas à réciter notre liste de désirs. Plus nous nous réjouissons en lui et prenons du plaisir à être dans sa présence, plus il est satisfait. Matthieu 4:4 nous dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Le réel besoin de notre âme et de notre esprit, c’est d’être imprégné de ce que le Seigneur nous dit ; et pour ce qui concerne les besoins matériels, cela viendra par-dessus, car notre Dieu est bon. Mais il nous faut prendre conscience de ce qui est réellement essentiel.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? (Matthieu 6:25-27)
Seigneur, dès aujourd’hui je veux me focaliser sur ce qui est essentiel et t’écouter. Apprends-moi à prier en cherchant ta volonté seulement, et à accueillir ta réponse avec joie, dans le silence.
Seigneur, éveille chaque matin mon oreille pour que j’écoute, comme écoutent des disciples. (Ésaïe 50:4-5)
Nathan Fereyre