Débarrassez-vous donc de tout ce qui souille et de tout ce qui reste en vous de méchanceté, pour recevoir, avec humilité, la Parole qui a été plantée dans votre cœur, car elle a le pouvoir de vous sauver. Seulement, ne vous contentez pas de l’écouter, traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes. (Jacques 1:21-22)
Bien souvent, je réalise que je connais de nombreux versets de la Bible de manière intellectuelle ; mais est-ce que je les pratique dans mon quotidien ? Parfois, entre les messages entendus à l’église et les lectures personnelles, je passe d’un enseignement à un autre sans avoir réellement le temps de les faire descendre en profondeur en moi et de les mettre en pratique dans ma vie quotidienne. La Parole de Dieu ne fait alors que m’effleurer, et les changements sont peu visibles dans ma vie. Comment puis-je alors mettre la Parole en pratique et voir des changements conséquents dans ma vie ? Prenons un exemple :
Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. (Philippiens 4:8, Semeur)
La mise en pratique commence par la méditation de la Parole. Un passage me parle, alors je m’arrête dessus, je le lis et le relis, je le répète à voix haute, je l’écris, et je note toutes les questions ou remarques qui me viennent à l’esprit. Par exemple, voici quelques pensées et questions qui me viennent à l’esprit en lisant ce verset :
- Je réalise que je nourris mes pensées : je peux donc choisir avec quoi je vais les nourrir ; c’est un acte volontaire.
- Qu’est-ce que ça veut dire, « vrai », « noble », « juste », « pur », « digne d’amour ou d’approbation », « qui mérite respect et louange » ?
Mes pensées doivent être vraies, sans mensonge. La Parole de Dieu est la vérité absolue : alors mes pensées doivent être alignées sur la Parole de Dieu. Mes pensées doivent être nobles, c’est-à-dire avec de la grandeur, en étant conscient de mon identité de fils ou de fille du Roi des rois. Des pensées justes vont exclure l’injustice, les préférences, les jugements sur l’apparence, les comparaisons malsaines. La pureté de mes pensées va s’opposer à toute impureté, à la moquerie. Mes pensées doivent être imprégnées d’amour.
- Cela implique qu’il va falloir faire un tri dans ce que je pense, rejeter toutes les pensées qui ne correspondent pas à ces critères, et me repentir chaque fois que je réalise que j’ai accepté une mauvaise pensée.
- Je me rends compte que mes pensées sont aussi alimentées par mes sens : ce que je regarde, ce que j’entends va avoir un impact sur mes pensées ; il va donc falloir être vigilant, être en état de veille par rapport à cela, et peut-être aussi choisir plus attentivement ce que je regarde à la télévision, ne pas entrer dans le jeu des médisances avec les collègues…
- Je peux aussi décider de penser à quelque chose de positif sur quelqu’un ou quelque chose, remplir mes pensées de louanges envers Dieu, être dans la reconnaissance…
Une fois que ce temps de méditation est terminé (il peut se faire en plusieurs fois, sur quelques jours), il est temps de passer à la mise en pratique. Il faut se fixer des objectifs simples : par exemple, je décide d’être attentif à mes pensées et de faire le tri sur une journée, en me concentrant sur ce défi. Essayez de renouveler cela les jours suivants ; quand cette manière de penser sera devenue habituelle et normale, vous ne serez plus la même personne !
Au bout d’un moment, je vais peut-être remarquer qu’un certain type de pensées revient tout le temps et que j’ai du mal à m’en débarrasser. Peut-être qu’il y a en moi un mensonge du diable, une forteresse de pensée dans ce domaine, une blessure qui a ouvert une porte à de mauvaises pensées. Dieu veut me délivrer, me guérir de cela ! Il faut alors chercher dans la Parole de Dieu quelle est la vérité ; et, en m’appuyant sur les versets et les révélations que Dieu me donnera, je peux crier à lui, me repentir, méditer ces passages pour que la vérité soit gravée dans mon cœur, résister au diable, et, si besoin, demander de l’aide à un frère ou une sœur de confiance, jusqu’à ce que ces forteresses de pensées tombent et que je sois capable de penser comme Dieu pense. S’il y a plusieurs domaines qui posent des problèmes, je peux les traiter un par un : on ne peut pas être au four et au moulin !
Bon courage, et bonne mise en pratique ! Que le Seigneur vous bénisse dans cette entreprise et transforme votre vie de plus en plus à son image !
Audrey