Pensée

Dieu veut nous bénir, mais il veut avant tout changer notre cœur... - Walter Zanzen

Un homme accourt vers Jésus, se jette à genoux et lui demande : Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? (Marc 10:17)

Ce jeune, bien sous tout rapport, pense recevoir de Jésus une approbation sur sa vie réglée et bien tenue. Tout est appliqué correctement dans sa vie, il est en phase avec la loi de Moïse. Pourtant, il sent que quelque chose lui manque, mais quoi ? Voilà que la réponse de Jésus met le doigt sur un aspect de sa vie qui, jusqu’ici, est resté dans l’obscurité : il a un problème avec l’argent ! Surprise ! En effet, il n’était pas venu pour cela ! Nous connaissons la suite du récit : le jeune homme est reparti tout triste, il n’avait pas envie qu’on soulève ce point. Il est reparti comme il était venu, son problème n’ayant pas été résolu, alors qu’au départ, il s’était sincèrement approché de Jésus avec le désir d’avancer dans le sens du royaume de Dieu.

Dans Ésaïe 6, nous voyons le prophète qui s’approche de Dieu dans le temple. Il désire lui aussi une plus grande proximité avec son Dieu, peut-être avait-il besoin de paix, d’un renouveau, d’une consolation ou d’une réponse ! Mais voilà, surprise ! Les cieux s’ouvrent à lui, la gloire de Dieu apparaît et il entend une conversation angélique tout à fait unique. Alors qu’Ésaïe n’a rien demandé, la révélation du Saint-Esprit est si forte que la lumière est projetée sur… un problème dans sa vie personnelle : ses lèvres sont impures. Il n’avait probablement pas pensé à cela, mais Dieu a mis le doigt sur quelque chose qui devait être réglé avant d’aller plus loin. Ésaïe a dit OUI là où le jeune homme avait dit NON. Il a autorisé le Seigneur à faire son travail. Il a reconnu son besoin de purification, de transformation afin d’être utile au Seigneur dans le ministère. Parfois nous attendons une réponse de Dieu et voilà qu’il nous surprend en nous parlant de… nous ! Il attire notre attention sur notre propre cœur.

Il se peut que certaines pièces de notre être ne lui soient pas accessibles, que nous refusions ou que nous ayons simplement peur d’accueillir SA lumière. Pourtant, il ne désire qu’une chose : nous libérer et nous transformer afin de nous rendre semblables à l’image de son Fils. La vérité (nous) rend libre (Jean 8:32).

Walter Zanzen