Une bonne coordination dans nos gestes est indispensable pour nos déplacements quotidiens, comme par exemple se lever d’une chaise, marcher, ou simplement amener la main à la bouche pour manger. C’est la combinaison entre la commande cérébrale et les muscles qui donne la fluidité et l’harmonie au geste, et qui lui permet d’atteindre son but. L’équilibre des forces entre les muscles qui réalisent un mouvement (plier le coude, par exemple) et ceux qui réalisent le mouvement opposé (tendre le coude) est sous le contrôle du cerveau.
Dans l’Église, le Corps de Christ, c’est Jésus qui est la Tête. Et c’est seulement parce que nous restons tous soumis à lui, en tant que membres de son Corps, que nous serons utiles les uns aux autres.
Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. (1 Corinthiens 12:4-7)
L’unité du Corps doit se manifester par une même consécration au Chef, Jésus. On peut être en désaccord sur les moyens à mettre en œuvre pour atteindre le monde. Mais si on ne parvient pas à s’entendre dans une même obéissance envers Jésus, nos actes apparaîtront alors, non comme des forces qui s’équilibrent et se complètent pour produire le mouvement, mais plutôt comme des forces opposées qui produiront :
- soit aucun mouvement (on reste totalement immobile et inefficace…) ;
- soit un mouvement qui manque sa cible (ma main n’arrive plus à atteindre ma bouche…).
Pour que l’Église soit efficace dans le mandat qui lui a été confié, de faire de toutes les nations des disciples, il est nécessaire que les forces de ses membres se complètent au lieu de s’opposer. Nous avons besoin de développer notre capacité à nous coordonner, comme l’a fait le peuple d’Israël sous la conduite de Néhémie pour reconstruire la muraille de Jérusalem (Néhémie 3). Cela implique aussi, parfois, de devoir accepter que les choses se fassent d’une façon différente de celle qu’on imaginait. Il faut parfois prendre sur soi pour préserver l’unité entre nous.
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. (Éphésiens 4:1-3)
La coordination n’est pas une fin en soi, mais c’est une des bases qui nous permettra d’être efficaces dans notre mission. Alors, choisissons de glorifier Dieu en travaillant dans l’unité.
Prière
Seigneur, aide-moi à marcher d’une façon qui t’honore dans mes relations avec mes frères et sœurs. Apprends-moi à travailler avec eux dans l’unité et la complémentarité, et à exercer les dons que tu m’as donnés dans l’amour. Amen.
Delphine Fereyre