Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. (Matthieu 26:38)
Souvent, lorsque nous sommes dans la détresse et la souffrance et que notre âme est abattue, lorsque tout nous assaille et nous entoure de douleurs et d’incompréhension, nous levons les yeux vers le ciel et nous crions : « Seigneur, pourquoi tardes-tu ainsi ? Peux-tu comprendre la tristesse de mon cœur ? »
Mais nous ne devons pas oublier que le Seigneur, mieux que quiconque, connaît notre cœur et notre âme ; car lui qui est Dieu, lui qui est tout-puissant, lui le Fils de l’Éternel, a revêtu pour un temps un corps charnel lorsqu’il est venu nous apporter la délivrance et nous réconcilier avec Dieu.
En venant sur terre, le Seigneur a revêtu notre humanité et en a goûté toutes les particularités : il a connu la joie, le rire, mais aussi la tristesse, la douleur, la solitude… Son cœur a ressenti tout ce que nous ressentons chaque jour ; c’est pourquoi il est capable de nous comprendre. Alors qu’il s’était isolé pour prier avec trois de ses disciples à Gethsémané, nous pouvons lire que le Seigneur a connu l’angoisse. En lisant Matthieu 26:37, il est dit :
Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. (Matthieu 26:37)
Jésus savait que le temps de l’épreuve, de la souffrance et de la mort charnelle arrivait, et il a ressenti ce que nous connaissons tous : la tristesse et l’angoisse. Il est dit de Jésus, alors qu’il était monté prier à la montagne des oliviers :
Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. (Luc 22:44)
Si nous reprenons également dans Matthieu 26:38, il est dit : « Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. » Ces versets nous montrent combien Jésus a porté en lui nos plus profondes blessures, nos souffrances morales, nos tristesses… Alors, comprenons que si lui qui est Dieu a accepté toutes ces meurtrissures par amour pour nous, alors nous devons accepter les diverses épreuves, les douleurs, les incompréhensions et l’injustice de ce monde, le rejet… en sachant que Jésus a ressenti tout cela et qu’il les a vécus pour nous donner la victoire. Le Seigneur ne nous laisse pas, ne nous abandonne pas dans nos situations qui semblent si désespérées, mais il nous porte, nous accompagne, nous panse et nous fortifie.
Nous ignorons pourquoi nous traversons tous ces moments de deuils, de désespoir, d’abandon ou de calomnies ; mais si la justice de ce monde est imparfaite, celle de Dieu est parfaite, juste et équitable. Laissons-nous porter par le Seigneur, laissons-le mettre son bras autour de nous et nous porter sur le chemin. Gardons les regards fixés sur lui seul, qui est la vie et notre délivrance, sachant qu’il sera toujours là près de nous, même lorsque tous, autour de nous, nous tournent le dos, nous rejettent ou nous ignorent. Dans l’incompréhension, ne cherchons pas à nous défouler sur Dieu en l’accablant de nos maux, mais plutôt mettons-nous à genoux et, comme Jésus, prions, intercédons, pleurons devant Dieu, afin qu’il nous délivre et nous fortifie. Il est dit dans Matthieu 26:39 :
Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. (Matthieu 26:39)
Soyons à l’image du Seigneur et humilions-nous devant Dieu. Déposons tout à ses pieds et acceptons sa volonté, même si nous ne la comprenons pas. Si nous devons passer par un temps d’épreuves, n’en rejetons pas la faute sur Dieu, mais supplions-le simplement de nous accompagner dans ce chemin que nous devons traverser, et saisissons bien fort sa main tendue. Le Seigneur t’aime, mon frère, ma sœur ; il voit ta souffrance, ton désespoir, et il veut te relever, t’accompagner et te délivrer. Même si tu ne comprends pas pourquoi, accepte ce temps difficile, car au bout se trouve la délivrance et la paix. Jésus est près de toi, le Saint-Esprit en toi te consolera. Espère, persévère et avance ! Ne cesse pas de prier, car c’est là que tu trouveras la force de relever la tête et d’avancer à nouveau.
Je terminerai par ce passage de Luc 24:17 :
Il leur dit : De quoi vous entretenez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes ? (Luc 24:17)
Les disciples pleuraient encore la mort du Christ, et ils ne voyaient pas qu’il était près d’eux et les accompagnait, car la tristesse aveuglait les yeux de leur cœur.
Ma prière en ce jour
Seigneur, ouvre les yeux de mon cœur, afin que dans les épreuves que je traverse, dans la tristesse qui m’accable et m’empêche de reprendre la route, je puisse sentir ta présence. Donne-moi la force de saisir ta main secourable, afin que tu puisses m’accompagner sur ce chemin de douleurs et, lorsque je suis trop épuisée, que tu puisses me porter sur tes épaules d’amour. Que ton Saint-Esprit m’apporte la consolation, qu’il me fortifie et me donne le courage de me relever, d’avancer et de me battre, sachant que je ne suis pas seule, puisque tu es avec moi. Merci, car je sais qu’au bout de ce chemin se trouvent la délivrance, la paix et la joie, et que ton amour sera toujours avec moi, en moi et autour de moi. Merci, Seigneur. Amen.
Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. (Jean 16:22)
Michelle