Il est facile d’en rester à ces considérations générales et d’oublier de faire le pont avec le contenu de notre compte en banque. Au fond, tout centime que j’ai me vient de Dieu : « Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si aussi tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » Tel est l’avertissement de Paul à des Corinthiens trop prompts à s’arroger l’origine de leurs bénédictions, qu’elles soient temporelles ou spirituelles (1 Corinthiens 4:7). Un tel verset devrait nous inciter à moins nous vanter de nos possessions matérielles…
Bien sûr, mon travail me permet de recevoir un salaire, qui n’est qu’une juste contrepartie de l’effort fourni. Mais les compétences et la force qui me procurent ce travail me viennent de Dieu :
Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s’augmenter ton argent et ton or, et s’accroître tout ce qui est à toi, prends garde que ton cœur ne s’enfle, et que tu n’oublies l’Éternel, ton Dieu. Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses. Souviens-toi de l’Éternel, ton Dieu, car c’est lui qui te donnera de la force pour les acquérir. (Deutéronome 8:12-14 ; 17-18)
Joël Prohin