Pensée

Seigneur, que je demeure dans la foi jusqu’au bout ! - Guillaume

C’est l’histoire de trois hommes, serviteurs du Seigneur. Le « leader », c’est Saul de Tarse, bien connu aujourd’hui sous le nom de Paul. Il est accompagné par deux de ses collaborateurs : Luc et Démas. Ceux-ci aiment Jésus pour avoir placé leur foi en lui, et ils n’ont pas honte de l’Évangile, puisqu’ils se tiennent auprès de Paul lors de son premier emprisonnement à Rome. C’est à cette période — vers l’an 62 — que l’apôtre va rédiger l’épître aux Colossiens et la lettre personnelle à Philémon, un chrétien de l’Église de Colosses. Luc et Démas saluent les destinataires de ces lettres : « Notre cher ami Luc, le médecin, et Démas vous saluent » (Colossiens 4:14) ; et : « Épaphras, qui est en prison avec moi à cause de Jésus-Christ, te fait bien saluer, de même que […] Démas et Luc, mes collaborateurs » (Philémon 23-24).

Quatre ans plus tard, retrouvons ces trois hommes. Paul est de nouveau prisonnier à Rome, pour une seconde captivité qui le mène probablement au martyre. Luc est toujours à ses côtés, fidèle dans son service. Mais Démas ne fait plus partie de ce petit groupe ! C’est Paul qui nous l’apprend : « Efforce-toi de venir me rejoindre dès que possible, car Démas m’a abandonné : il a aimé le monde présent, et il est parti pour Thessalonique. […] Seul Luc est encore avec moi » (2 Timothée 4:9-11). L’abandon de Démas est une conséquence de son amour pour le siècle présent. Il ne s’est pas seulement séparé de Luc et de Paul, mais de Christ (Jacques 4:4 nous dit qu’aimer le monde, c’est se rendre ennemi de Dieu). Il a détourné un instant son regard du Seigneur Jésus pour le porter sur les choses de ce monde. Malheureusement, ce regard est resté fixé sur l’attrait trompeur de la société de l’époque. Quatre ans plus tard, il ne court plus la course du chrétien, pendant que Paul termine la sienne : « Car, en ce qui me concerne, je suis sur le point d’offrir ma vie comme une libation pour Dieu. Le moment de mon départ est arrivé. J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi » (2 Timothée 4:6-7).

Que notre sentier s’éloigne de celui qu’a pris Démas ! La société actuelle est tout aussi trompeuse. Elle détourne nos regards de Jésus par toutes ses futilités, ses convoitises éphémères et ses idéologies contraires à la pensée de Dieu. Fixons donc fermement et constamment nos regards sur Christ, et soyons des Luc et des Paul, fidèles au Seigneur jusqu’au bout de notre course terrestre ! Amen !

Guillaume