Bien souvent, dans nos semaines chargées, le moment de la sainte cène du dimanche matin est le seul vrai moment où nous prenons le temps de la réflexion et de l’auto-analyse. C’est bien trop souvent le seul moment de la semaine, d’ailleurs, où nous nous disposons à demander pardon à notre Seigneur pour nos mauvaises pensées, nos mots trop durs, etc.
Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe. (1 Corinthiens 11:28)
Personnellement, je trouvais qu’il était souvent plus « aisé », si l’on peut dire, ne travaillant pas le week-end, d’attendre le dimanche pour me « disposer » à ce moment où, dans la « bulle du Seigneur » et conduit par la louange, on va pouvoir finalement faire le bilan de notre semaine et, si j’ose dire, dresser la liste de nos fautes pour demander pardon… ou de nos souffrances, pour les lui confier.
J’ai, pour ma part, bien trop longtemps négligé de rechercher aussi sa présence quotidiennement, et c’est si facile de trouver des excuses pour justifier cela…
Mais comment cela serait-il si nous prenions la sainte cène en semaine ? À la pause de midi ? Ou le soir en sortant du travail ? … ou plusieurs fois par semaine ? Je pense que nous aurions davantage de choses à lui confier, que nous aurions davantage à demander pardon, et à pardonner.
C’est de cet aspect que je veux vous parler au travers de cette pensée du jour : de ces petits sujets, souvent éphémères, mais qui ont un effet sur notre quotidien… ces petits grains de sable que le malin sème sur notre chemin ! Ces « petites offenses » que nous encaissons tous les jours.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Matthieu 6:12)
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. (Matthieu 6:21)
Si notre trésor, c’est Jésus, alors il faut lui faire une place bien nette, quotidiennement, dans notre journée ainsi que dans notre cœur ; et du coup, il faut veiller à ne pas accumuler des choses qui iront directement combler cette place qui lui est réservée, ou qui nous détourneront de lui !
Il nous faut rechercher sa présence chaque jour ; et il faut, dans la foulée si je puis dire, agir comme il nous le demande, rayonner, veiller à garder notre feu allumé, et rester disponible pour lui !
Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie et toute espèce de méchanceté disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. (Éphésiens 4:31-32)
Alors, profitons de cette pensée aujourd’hui pour pardonner aussi ceux qui nous ont irrités, ou énervés, ou déçus… et surtout, dans notre quotidien, n’accumulons pas ces petits « perturbateurs » qui assombrissent notre trésor ! Mais au contraire, pardonnons, pardonnons en direct ! Pardonnons en avance ! Pardonnons toute la journée, du matin au soir si nécessaire !
Disposons-nous à son amour, libérons la place, balayons les grains de sable, afin que Jésus puisse nous remplir de son amour, que nous puissions déborder, et qu’il puisse agir au travers de nous.
Pardonnons ce collègue vulgaire, blessant ! Ce chauffard pressé, ce manager méprisant ; pardonnons le manque de tact, le manque d’attention, ce frère, cette sœur, celui qui ne nous a pas dit bonjour ; pardonnons ce voisin qui recommence tous les jours… pardonnons, ne gardons pas d’animosité, pas de ressentiment…
Je te pardonne ! Je te pardonne ! Que ces mots résonnent dans nos cœurs, tout autant que ce verset, sans cesse, et tous les jours.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Matthieu 6:12)
Car pour être bien disposés chaque jour et être disponibles pour le Maître, comme nous le recommande le verset dans Hébreux 10:24, pour rester tournés vers notre prochain, il est important de pardonner ceux qui nous ont offensés. Et une journée sans offense reçue ni donnée n’est pas chose facile à trouver…
Car quand bien même pardonner ne serait qu’un seul pas sur le chemin du règlement d’une dispute, d’un conflit, ou vers la guérison d’une blessure, si profonde soit-elle, eh bien c’est le pas que Jésus nous demande de faire, encore, encore et sans cesse, tout comme lui nous l’a montré.
Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres. (Hébreux 10:24)
Soyez bénis.
Jérémie Brosille