Pensée

Dieu est capable de changer le mal en bien - Marion

Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis. (Genèse 28:15)

La vie de Jacob est, somme toute, la même que celle de nombreux autres hommes dans la Bible. Il est éleveur de brebis, vit dans une tente au milieu de sa famille. Qui dit famille dit épouse et enfants… Et c’est là que ça se complique ! Jacob a épousé deux sœurs, Léa et Rachel ; deux sœurs qui s’opposent et se déchirent l’amour de leur mari, qui se livrent une guerre sans merci, une course à la maternité.

Deux sœurs qui vivent des manques importants : Léa vit le manque de l’amour de son mari — n’est-elle pas celle pour laquelle son père a usé de tromperie en vue de la marier avec Jacob, alors que celui-ci rêvait de sa sœur ? — et Rachel vit le manque d’enfant. Ces manques entraînent de véritables souffrances… Leurs désirs ne sont-ils pas légitimes ? Nous pouvons les comprendre, n’est-ce pas ?

Mais là où ça devient pathologique et mauvais, c’est quand ces manques entraînent rivalités, guerres, tensions, batailles… Puisqu’elles n’ont pas ce qu’elles désirent, elles s’accusent et se jugent : tant que Léa et Rachel n’auront pas ce que l’autre possède, elles ne seront pas satisfaites. Elles ne supportent pas le manque, elles exigent que ce manque soit comblé. Elles restent toutes les deux, Léa comme Rachel, engluées dans le manque, la souffrance, la rancœur, au point d’oublier la valeur de ce qu’elles ont chacune, à savoir l’amour de son mari, ou la grâce d’avoir des enfants !

Qu’en est-il de nous ? Dans notre vie, nos relations avec les autres, dans notre mariage, avec nos enfants, nos parents, au sein de l’église, nous pouvons vivre de véritables manques, de vraies frustrations, des désirs inassouvis, des attentes non exaucées. Nous n’avons souvent pas de prise sur ces manques, pas de contrôle… Ces manques, ces frustrations, ces attentes non exaucées entraînent de vraies souffrances, des déceptions, comme si notre espérance avait été trompée. Comment faire pour que ces manques ne dégénèrent pas en rivalité, tensions, amertume, violence ? Examinons quelques pistes :

Dieu nous invite à nous mettre en route. Offrons nos manques à Dieu, les mains ouvertes, nous abandonnant à lui, espérant tout de lui… Il nous aime d’un amour éternel, nous avons du prix à ses yeux. Abandonnons-nous avec confiance, lui remettant nos désirs, nos attentes, nos manques, en reconnaissant que la fin ne nous appartient pas : elle est entre les mains de Dieu.

Marion