Pensée

Seigneur, même lorsque je traverse des épreuves je veux placer ma foi en toi - Philippe

Que pourrais-je dire sur la foi qui n’ait déjà été dit ? Que pourrais-je donc dire qui ne soit connu ? Probablement rien ; d’ailleurs, tel n’est pas mon but. Je ne recherche pas un instant de gloire sous le soleil, car cette gloire est frivole. Je veux juste me souvenir, en ce jour, que ma foi glorifie Dieu ; me souvenir que l’incrédulité et le doute sont des affronts à Dieu.

La foi qui honore Dieu est celle qui sait et croit que Dieu délivre de la fosse aux lions et de la fournaise ardente ; celle-là n’est point déçue, car elle expérimente ce qu’elle croit. C’est la foi qui, face à la tragédie, garde confiance en Dieu. J’aimerais me souvenir de cette portion des Écritures :

Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même : quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne… néanmoins, je lui ferai justice… Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18:3-8)

À la lumière de 1 Thessaloniciens 4:16, nous ne saurions accepter l’interprétation selon laquelle la foi dont il est question ici est celle qui se réfère au salut, car Jésus trouvera des chrétiens lors de l’enlèvement. Il semblerait plutôt que Jésus, après avoir dépeint une formidable image de persévérance dans la prière et la supplication, nous fasse comprendre que, quand il reviendra, il se demande s’il trouvera des gens qui, tout comme cette femme, croient simplement que Dieu a plus envie de répondre à la prière qu’ils n’ont envie de prier ; car Dieu se glorifie quand il répond à la prière.

Mais il exprime aussi une autre crainte (qui, pour ma part, est plus d’actualité) : il est possible, pour des croyants, d’avoir une image tellement biaisée de Dieu qu’ils le prennent pour un juge inique. Spurgeon dira : « La connaissance que vous avez de Dieu déterminera toute votre vie » (est-ce étonnant que Christ ait donc dit que la vie éternelle, c’est qu’ils apprennent à te connaître ?). Combien de temps passons-nous à vouloir le connaître ? Notre amour, notre foi, notre service, notre dévotion, notre consécration, notre passion pour lui sont fonction de la connaissance que nous avons de lui.

Le texte nous présente quelques traits du juge inique que nous pouvons, par ignorance, attribuer à notre Dieu. Le juge inique tarde à répondre à la prière. Le juge inique répond non pour se glorifier, mais pour se débarrasser. Or, notre Dieu est plein de miséricorde et de compassion : il se donne entièrement à nous dans la prière, nourrit notre foi afin que l’attente ne soit pas un supplice, mais plutôt l’opportunité, pour lui, de démontrer plus grandement sa gloire et sa puissance.

Je terminerai en rappelant que le Seigneur Jésus dira que Dieu ne tarde pas à répondre à ceux qui crient à lui jour et nuit. Peut-être sais-tu désormais pourquoi tes réponses tardent à venir. Ne sois pas abattu, mais prends courage, car le meilleur est toujours à venir avec Dieu, si toutefois tu fais tous tes efforts pour que les choses changent. Si tu es d’accord avec moi, alors quand vont intervenir ces changements dans ta vie, si ce n’est maintenant ? Qui le fera, si ce n’est toi ?

Philippe Simo