Pensée

Ne nous relâchons pas... - Benjamin Lamotte

Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. (Luc 18:1)

Toujours prier ! Vous avez sûrement conscience qu’il faut prier très régulièrement, et souvent, pour avancer dans la vie. Mais avec le temps, le découragement peut venir, la lassitude aussi. La parabole que Jésus raconte donne l’image d’une veuve importunant un juge. Une autre image, qui correspond davantage à notre relation avec Dieu, serait celle d’un enfant importunant son père.

Comme des enfants, nous pouvons demander, demander et demander encore : il nous donne ce droit par Jésus-Christ !

Mais bien prier

Nous ne pouvons pas prier à tort et à travers. Il nous faut reconnaître la souveraineté de Dieu et le craindre. Il faut bien demander, non selon notre volonté et nos désirs, mais en accord avec la volonté de Dieu :

Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. (Jacques 4:3)

Aller jusqu’au bout du combat

La veuve ne s’est pas arrêtée : elle est allée jusqu’à ce qu’elle obtienne. On retrouve souvent cette attitude de détermination dans la Parole.

Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. (Genèse 32:26)
Il fallait frapper cinq ou six fois ; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination ; maintenant tu les battras trois fois. (2 Rois 13:18-19)
Vous couriez bien : qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? (Galates 5:7)

Ce sont les violents qui s’emparent du royaume de Dieu. Ceux qui en veulent ! Ceux qui ne sont pas satisfaits spirituellement et désirent voir les promesses de Dieu se réaliser dans leur vie.

Prier, c’est demander justice

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. (Luc 18:7-8)

Dans ce texte, il y a la dimension de justice. Cela nous rappelle les paroles de Jésus, que nous pouvons appliquer à la prière : « Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu. » Le Notre Père commence par cela : « que ton règne vienne ».

Rechercher la justice, c’est la demander, demander à Dieu que cette justice s’applique sur terre. C’est aussi l’appliquer à notre échelle, autour de nous. Les élus de Dieu crient jour et nuit pour que Dieu fasse justice.

Mais quelles sont les injustices ? Il y a des injustices humaines :

Il y a des injustices spirituelles :

Nous avons besoin de demander la grâce de Dieu sur nous et sur le pays. Comme dans le livre de Joël : avant que Dieu promette les visions, les songes, le Saint-Esprit, il a fallu que le peuple change d’attitude et se remette en question.

Qu’entre le portique et l’autel pleurent les sacrificateurs, serviteurs de l’Éternel, et qu’ils disent : Éternel, épargne ton peuple ! Ne livre pas ton héritage à l’opprobre, aux railleries des nations ! Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ? L’Éternel est ému de jalousie pour son pays, et il épargne son peuple. (Joël 2:17-18)

« Où est leur Dieu ? » C’est une question qui m’interpelle toujours. Par quoi, notamment, ceux qui m’entourent peuvent-ils voir Dieu dans ma vie ? Par une prière persévérante, dans la volonté de Dieu, qui appelle le royaume et la justice de Dieu dans ma vie et sur terre.

Soyons fervents et puissamment visités pour aller chercher les bénédictions que Dieu veut donner à chacun de vous, à son Église, au monde, au travers de vos prières. Ne nous relâchons pas !

Benjamin Lamotte