Pensée

Seigneur, je veux marcher par la foi et non par la vue - Elysée

Pourquoi la Bible définit-elle Abraham comme notre père ? C’est une question capitale, surtout pour notre temps, où nous faisons des amalgames sur la définition de la foi ! La Bible nous définit la foi comme étant composée de deux éléments essentiels : une ferme assurance, et une démonstration de cette ferme assurance.

Blaise Pascal définissait la foi comme un pari. Sa vision de la foi se résumait, grosso modo, à ceci : « c’est vrai qu’on ne peut pas être sûr de l’existence de Dieu, mais finalement, qu’a-t-on à perdre à tenter le pari ? on le saura à la fin. Si l’on s’est trompé, on n’aura perdu que quelques plaisirs dans cette vie ; et si l’on ne s’est pas trompé, tout est gagné. » Avec tout le respect que j’ai pour ce grand homme, cette vision s’inscrit en faux contre la pensée biblique ; et malheureusement, nous sommes aujourd’hui inconsciemment marqués par cette vision des choses.

La foi, en hébreu, c’est « AMEN », c’est-à-dire ce qui est solide, certain, ce qui est véritable, plus réel encore que la réalité qui nous entoure. Quand nous nous définissons donc comme des hommes de foi, nous disons que nous sommes certains de la réalité sur laquelle nous nous appuyons (ferme assurance) ; et par conséquent, cette foi doit être manifeste. Matthieu 9:2 nous montre un paralytique qui est amené à Jésus afin qu’il le guérisse, et il nous est dit : « Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique… » La foi de ces hommes était visible, car elle était accompagnée d’une démonstration.

La foi d’Abraham

Abraham est notre père, car sa vocation a commencé avec un acte de foi terrible. En effet, quitter Ur en Chaldée à son époque pour aller s’installer en terre de Canaan, c’était comme quitter Miami pour aller vivre au désert. Et on a l’impression que Dieu prend plaisir à énumérer tout ce qu’il va devoir laisser derrière lui : son pays, sa patrie et la maison de son père. De plus, le Seigneur ne lui dit même pas le lieu dans lequel il doit se rendre : « dans le pays que je te montrerai ! » Abraham obéit et partit ; et toute la vie des patriarches a été marquée par des actes de foi. Hébreux 11 nous expose les héros de la foi, qui ont tous perdu quelque chose de cher pour suivre Dieu.

Que me coûte ma foi ?

Je termine cette pensée par cette question, qui s’adresse à chacun de nous : « que me coûte ma foi ? » Pour entrer dans les promesses de Dieu, comme Abraham, nous devons quitter notre confort et lui donner ce que nous avons de plus cher. Oui, c’est vrai que cette pensée n’est plus en vogue aujourd’hui ; mais elle est biblique, et la Bible, elle, est toujours d’actualité malgré les changements du monde, car Dieu, lui, n’a pas changé. Examinons-nous, pour savoir si nous sommes toujours sur la bonne voie. Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur cette terre ?

Elysée Didi