Pensée

Reposez-vous sur Dieu - Benjamin

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. (Matthieu 11:28-30)

Venez sans crainte

Souvent, lorsque quelqu’un nous appelle et que nous ne savons trop pourquoi, on hésite à s’avancer, à s’approcher. Nous faisons souvent la même chose avec Dieu. Parce que nous ne le connaissons pas assez, nous restons à distance, alors qu’il a tant à nous donner. Nous le voyons toujours comme un père qui appelle son enfant parce qu’il a fait une bêtise. Et ce réflexe ne date pas d’hier, puisqu’Adam et Ève se sont cachés quand Dieu est venu les visiter, comme d’habitude, pour s’entretenir avec ses créatures. Ils ont eu peur. Dieu désire renouer cette relation simple, sans arrière-pensée, sans animosité, sans reproche, et il nous invite à venir près de lui. Il a fait le premier pas en se rapprochant de nous, par Jésus-Christ, incarné dans la peau humaine. Et son ministère va consister à lancer cet appel : « Venez ! »

Un fardeau collé à la peau

La précision est importante : « vous tous qui êtes fatigués et chargés ». Chargés du poids de votre péché, de votre passé, de votre vie tout entière dans laquelle vous êtes emprisonnés, de votre esprit et de votre nature dont vous essayez de sortir, mais qui sont plus forts que vous et vous entraînent à faire ce que vous ne voulez pas faire.

Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. […] Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? (Romains 7:19-24)

À l’époque de Paul, sous la domination romaine, on mettait sur celui qui commettait un meurtre, et qu’on réussissait à identifier, le corps de sa victime sur son dos, afin qu’il pourrisse et entraîne la mort de son meurtrier. C’est l’image qu’emploie Paul ici, dans le verset 24. Le péché est collé à notre peau et cherche à pourrir toute notre existence, nous entraînant à la mort spirituelle. Alors, que faire ? Venez près de Jésus.

Transfert de charges

L’œuvre de la croix vous permet de donner à Jésus tout ce qui vous accable, tout votre péché ; car, comme l’agneau sacrifié dans l’Ancien Testament, prenant tout le péché du peuple, Jésus prend une fois pour toutes votre péché. En retour, vous recevez son pardon, sa paix, sa guérison ; et le seul fardeau qu’il nous demande de porter, c’est de le suivre tout au long de notre vie, de lui être soumis, de lui obéir, de conduire notre vie selon sa Parole jusqu’à ce qu’il revienne. Ainsi, nous trouvons du repos pour notre âme tourmentée et enchaînée. C’est la délivrance !

Se reposer sur le Fils

Jésus a pris sur lui ce péché, tout ce qui nous accable, et il nous donne sa vie, sa paix, son pardon ; pourquoi vouloir continuer, inconsciemment, à porter tout ce qui nous fatigue ? Bon nombre de chrétiens se sont déchargés une fois au pied de la croix, mais ne reviennent pas. Et avec le temps, le long du chemin, ils se chargent de nouvelles choses. Devant une situation qui va vous alourdir, ayez le réflexe de tout donner à Jésus. Pourquoi ?

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15:5)

Le repos possible sur cette terre

En attendant celui qui nous est promis dans le ciel, le repos céleste et éternel, nous avons la possibilité de connaître le repos en Dieu sur cette terre. Si nous voulons bien croire que Christ nous soulage et qu’il est venu pour nous sauver, alors il nous donne une vie où l’on peut vivre dans la quiétude de Dieu. Bien sûr, cela ne veut pas dire que nous marcherons toute notre vie sur un tapis de pétales de roses ; mais dans chaque moment, bon ou mauvais, heureux ou malheureux, nous avons cette possibilité de dire : « Seigneur, je décide de ne pas prendre ce fardeau sur moi, mais de te le donner, car toi seul sais comment régler cette affaire. »

Car il est de la justice de Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent, et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance. (2 Thessaloniciens 1:6-7)

Témoignage : une sœur faisait du soutien scolaire à l’un des enfants de l’église, dont les parents ne sont pas encore convertis. Il ne faisait pas du bon travail, et les parents ne semblaient pas réagir. Au début, la sœur le disait à l’enfant et aux parents, sans succès. Elle a donc décidé de laisser cela entre les mains de Dieu. Au bout de quelques jours, les parents ont pris un virage à 180° et ont pris en main l’enfant, dans la surprise générale de la sœur. Dieu est bon, et il a plus de moyens pour faire bouger les choses !

Alors, reposez-vous sur Dieu dès maintenant ! Confiez-lui tous vos soucis !

Benjamin