Pensée

Seigneur, tu me donnes la sécurité dans ma demeure - Nathan Fereyre

Le peuple hébreu, au travers de la Bible, est pour nous un véritable trésor d’expériences et de leçons. Dans Exode 12, nous voyons que les Égyptiens retiennent captif le peuple hébreu, et que Dieu le délivre au travers des dix plaies d’Égypte. Après les neuf premières plaies, où pharaon refuse de laisser partir le peuple, Dieu annonce, par l’intermédiaire de Moïse, que tous les premiers-nés vont mourir dans le pays d’Égypte. Que ce soient les premiers-nés des Égyptiens, des Hébreux, et même des animaux !

C’était un vrai test de foi pour le peuple hébreu, qui devait répandre le sang d’un agneau sans défaut sur les linteaux de sa porte ; car, s’il le faisait mal, l’aîné en mourrait. On peut imaginer ce qui pouvait se passer dans les familles ce soir-là. L’aîné, qui pouvait être en âge de comprendre ce qui se passait, a pu demander à son père : « Papa, papa, est-ce que tu es sûr que tu as tout bien préparé ? Tu es sûr qu’on a choisi l’agneau qu’il fallait ? Tu es sûr qu’il y a assez de sang ? » C’était sa vie à lui qui dépendait du respect des instructions données par Moïse. Il a peut-être passé la nuit dans l’angoisse, à se demander si tout avait bien été fait.

Alors que, pour autant, chaque famille était protégée de la même façon par le sang de l’agneau. Ils étaient sous sa protection. Et de la même manière, dans nos propres vies, nous doutons parfois de la protection de Dieu et de ses promesses, alors que nous avons cette protection, celle du sang de Jésus répandu pour nous. Mais nous sommes parfois dans le questionnement et dans le doute vis-à-vis de Dieu.

On se demande si le sacrifice de Jésus est vraiment suffisant face à notre péché, si nous nous sommes assez repentis, ou encore si on a demandé pardon « dans les règles de l’art » ; et nous continuons de vivre dans l’inquiétude et la crainte. On a continuellement peur, soit de ne pas en avoir fait assez, soit de ne pas l’avoir bien fait. C’est d’ailleurs ce sentiment qui est à la base de la religiosité, car il nous pousse à essayer d’obtenir par nous-mêmes une assurance que seule la confiance en Jésus nous donne.

Alors que la vraie attitude consiste à faire confiance à Dieu, qui assure que le sang de Jésus son Fils a été répandu pour nous et qu’il nous purifie de tout péché. Lui faire confiance, c’est aussi croire toutes ses promesses à notre égard, et être convaincu qu’il tient toutes choses entre ses mains, même si on ne comprend pas toujours… Nous pouvons alors être dans le repos et nous endormir en paix. Plaçons notre foi dans les promesses de Dieu et faisons-lui confiance. Alors, nous pourrons dire comme David :

Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Éternel ! tu me donnes la sécurité dans ma demeure. (Psaumes 4:9)

Dieu est pour nous une véritable assurance, un rocher et une forteresse inébranlable. Mais notre paix dépend de la confiance que nous lui accordons.

Prière

Seigneur, je veux apprendre à te faire confiance dans chaque détail de ma vie. Je ne veux pas laisser la place à l’inquiétude ou à la crainte. Je crois qu’en toi seul je peux trouver la vraie sécurité. Amen.

Nathan Fereyre