L’Ancien Testament nous rapporte l’histoire du peuple d’Israël, descendants d’Abraham et peuple de Dieu. Pour son peuple, Dieu a beaucoup de projets, de très beaux projets même, comme l’annonce le prophète Jérémie : « L’Éternel dit : J’ai formé sur vous des projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance » (Jérémie 29:11).
En libérant son peuple d’Israël de l’esclavage en Égypte, le Seigneur a de beaux projets pour lui. Il veut notamment le conduire dans la Terre promise, au pays de Canaan, « dans le pays où coulent le lait et le miel » (Exode 33:3).
Mais il faut croire que les Israélites ne l’entendent pas de la sorte ; et on a l’impression, en lisant ces passages relativement bien connus des livres d’Exode et de Nombres, que les Israélites savent mieux que Dieu ce qui est bon pour eux. En fait, lorsqu’ils arrivent aux portes de la Terre promise, ils refusent d’y entrer, par crainte des habitants qui y demeurent. Ils ne placent pas leur confiance en Dieu et en ses projets, mais ils préfèrent choisir par eux-mêmes ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas.
Quand on commence à méditer sur ce qui a empêché les Israélites d’entrer dans le pays promis, on peut penser, à première vue, que ce sont leurs ennemis (les Jébusiens, les Cananéens, les Amoréens et les autres peuples alentour), car ces ennemis semblent en effet redoutables du point de vue humain. Cependant, je suggère ici que le véritable ennemi du peuple d’Israël, à ce moment précis, n’était pas tant celui auquel on pense. Les différents peuples auxquels les Israélites avaient à faire face n’étaient pas leur véritable ennemi. En réalité, un ennemi encore plus puissant et redoutable siégeait à leurs portes ; et cet ennemi, c’était leur mauvais état d’esprit et leur attitude.
Au plus fort de cette crise, dans un moment critique de leur histoire, au moment de s’emparer des promesses de Dieu, les Israélites ne savaient pas comment penser. À cet instant précis, ils sont incapables de savoir comment penser, et de penser de la façon dont Dieu souhaiterait qu’ils pensent. Dieu leur a donné pour projet de s’emparer de ce pays, promettant qu’il serait avec eux et qu’ils s’en empareraient. Mais lorsque l’opposition se présente, les Israélites perdent pied et ne savent plus quoi faire. Ils choisiront ainsi de faire demi-tour aux portes du pays promis, et s’engageront dans 38 années de vie dans le désert, ce qui n’était pas le projet initial de Dieu pour eux.
Dans nos vies, nous pouvons nous demander comment faire pour discerner et saisir la pensée de Dieu, lorsque des situations similaires à celles qu’ont pu vivre les Israélites se présentent à nous. Pour saisir la pensée de Dieu, il est nécessaire, pour chacun, de renouveler ses propres pensées. Proverbes 23:6-7 nous dit : « Ne mange pas le pain de celui dont le regard est malveillant, et ne convoite pas ses friandises ; car il est tel que sont les pensées de son âme » ! Ce verset signifie qu’en réalité, un homme est ce qu’il pense. Un homme est ce que sont ses pensées. Lorsque nous avons une pensée en nous, cette pensée représente un modèle des choses qui vont se manifester par la suite.
Parmi tous nos problèmes, un grand nombre de ceux que l’on rencontre en tant que chrétiens proviennent d’un manque de renouvellement de l’intelligence. Le Seigneur change notre cœur lorsque nous devenons chrétiens ; cependant, l’ancien mode de pensée est, lui, toujours présent, et il est nécessaire de le transformer afin de pouvoir discerner la pensée de Dieu dans les différentes situations de nos vies. Ceci est possible grâce à la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est en effet la pensée de Dieu, la pensée du Seigneur. Plus nous allons prendre le temps de la méditer, plus nous allons nous remplir de la pensée du Seigneur et apprendre à la faire nôtre.
Ainsi, si je suis dans la crainte, angoissé par rapport à une situation difficile dans ma vie, je peux me rappeler quelle est la pensée du Seigneur pour moi : « ne crains pas car je suis avec toi, ne promène pas des regards inquiets car je suis ton Dieu, je te fortifie, je viens à ton secours » (Ésaïe 41:10). Quand je pense que Dieu m’a abandonné ou oublié, je peux, de même, me rappeler que cela ne vient pas de Dieu, car sa pensée pour moi est : « je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point » (Josué 1:5).
La liste des exemples que nous pourrions prendre semble infinie. Mais ce qu’il est important de se rappeler, c’est que la Parole de Dieu a en elle cette autorité qui me permet de vivre, non selon le raisonnement ou les sentiments, mais selon la pensée de Dieu. S’imprégner de la Bible est ainsi le meilleur moyen pour saisir la pensée de Dieu, quelle que soit la situation que nous traversons. Alors, si nous faisons l’effort de la lire et de la méditer régulièrement, cette Parole nous permettra de saisir les pensées et les promesses de Dieu pour nos vies, et ainsi de rentrer dans « le pays promis ». Prions donc le Seigneur afin qu’il nous donne soif de sa Parole !
David