Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. (Hébreux 9:13-15)
Si nous remontons dès l’origine, dans le jardin d’Éden, la première conséquence du péché a été la séparation d’avec Dieu et le début du premier sacrifice animal (image du don de Christ) pour couvrir la nudité physique d’Adam et Ève. Le sang versé par le meurtre d’Abel poursuit la propagation du péché, qui va grandissant jusqu’à son apogée dans les derniers temps.
En lisant l’Ancien Testament, nous voyons que l’ancienne alliance passée entre Dieu et le peuple d’Israël lors de la sortie d’Égypte a été scellée par le sang d’agneaux innocents. Ce signe distinctif, qui sauva les Israélites du destructeur, leur donna la délivrance et leur ouvrit la voie vers la promesse de la terre promise. Cette alliance faite dans le sang présageait déjà de la promesse de la nouvelle alliance faite en Jésus-Christ notre Sauveur. Si l’ancienne alliance était bonne, la nouvelle est encore bien meilleure.
Faisons une comparaison. Le péché est comme un virus mortel qui contamine tout et détruit tout sur son passage ; rien ne lui échappe. C’est une maladie de l’âme qui salit tout, affaiblit notre volonté, sème le doute et les désirs mauvais, endurcit le cœur et la conscience, et finit par bloquer et ligoter toute vision spirituelle, nous éloignant ainsi de la vérité et de la guérison. Non seulement ce virus attaque l’âme et l’esprit, salit notre corps, mais en plus il est extrêmement contagieux et virulent. Il s’est infiltré partout et il n’a rien épargné. Si nous regardons autour de nous, nous pouvons voir ses effets néfastes et destructeurs dans toute la société et dans le monde entier. Humainement, rien ne pourrait nous délivrer ou nous protéger de ce fléau. Jérémie 2:22 nous dit :
Quand tu te laverais avec du nitre, quand tu emploierais beaucoup de potasse, ton iniquité resterait marquée devant moi, dit le Seigneur, l’Éternel. (Jérémie 2:22)
Ainsi, tout notre être est infecté, l’âme se trouvant dans le sang, sans lequel nous ne pouvons vivre physiquement (Lévitique 17:11 : « Car l’âme de la chair est dans le sang […]. »). Aussi, ce sang contaminé doit être entièrement transformé et renouvelé par un sang pur qui contient l’essence même de la vie, l’antidote unique. C’est pourquoi Dieu, dans son amour immense, a donné le seul remède capable de combattre ce virus et de le détruire entièrement et définitivement. Pour cela, il faut accepter de recevoir ce médicament, qui n’est autre que Christ lui-même, remède qui a tout accompli et qui donne la vie éternelle, la réconciliation avec le Père. Hébreux 8:6 nous dit :
Il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses. (Hébreux 8:6)
Cette merveilleuse promesse est accomplie en Jésus, dont le sang versé sur la croix du calvaire nous a lavés, purifiés, guéris, libérés du péché et de la mort, et donné la vie éternelle (Éphésiens 1:7). Nous pouvons lire dans Luc 22:20 : « Il prit de même la coupe, après avoir soupé, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » Poursuivons notre lecture dans Marc 14:24 : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs. » Nous pouvons également lire dans Colossiens 1:20 : « Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de la croix. »
Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Amen. Jésus nous a non seulement purifiés, lavés, régénérés et transformés, mais il nous a réconciliés avec le Père, faisant de nous des cohéritiers du royaume de Dieu. La mort a perdu son aiguillon, le virus du péché a été vaincu sur la croix du calvaire. Tout est accompli, tout a été payé. Acceptons la délivrance et la vie en mangeant cette nourriture divine, cette manne céleste, et buvons ce sang divin qui nous fait entrer dans la promesse, dans la nouvelle alliance. Jean 6:54-56 dit :
Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. (Jean 6:54-56)
Laissons-nous greffer au cep de la vie, et que sa sève divine nous fasse porter des fruits dignes de la repentance et de la nouvelle naissance.
Ma prière en ce jour
Seigneur, transfuse-moi de ton sang, change-moi totalement, et que je puisse porter en moi ton essence, et que ton feu divin brûle en moi tout ce qui n’est pas à ta gloire, tout ce qui est ancien et qui pourrait porter les marques du virus du péché. Lave-moi, purifie-moi et inonde-moi de toi. Que toute ma vie soit à ton image, et que je puisse, jour après jour, boire à ta source d’eau vive et me nourrir de ta parole divine. Tu m’as donné un héritage éternel, tu m’as fait entrer dans les promesses bien meilleures qui étaient annoncées dès les temps anciens. Mon âme te loue et se réjouit en ta présence ; tu es mon Dieu et mon Roi.
J’aimerais vous laisser ce passage à lire et à méditer dans 1 Pierre 1:17-23.
Michelle Brassard