Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. (Romains 12:1)
On a souvent l’impression que la vie chrétienne est quelque chose de morne, d’austère, de mort… Qu’il faut souffrir à longueur de journée pour plaire à Dieu. Les souffrances sont le lot des justes et des injustes. Il est vrai que nous passons par certaines épreuves, mais le but est de nous faire grandir, de nous apprendre une leçon à retenir, et qui peut édifier quelqu’un qui sera sur notre chemin. Dieu ne nous demande pas de souffrir volontairement, de chercher l’automutilation physique, psychologique. Non. Sinon, c’est un autre dieu que vous avez.
Dieu veut le bonheur et des projets de paix pour notre vie actuelle. Et il désire que nous vivions de sa vie. C’est cela qui fait la différence entre un chrétien qui vit tristement et un chrétien plein de vigueur. Le premier vit une vie qu’il ne peut pas supporter, qu’il s’impose ou que d’autres lui imposent, faite de commandements et de traditions humaines. Le second choisit de laisser la vie de Dieu couler en lui. Jésus en fait une belle description :
… l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. (Jean 4:14)
Jésus propose de cette eau. L’eau, c’est la vie ! Et cette eau est gratuite, accessible si vous croyez que Jésus peut faire cette œuvre de purification en vous. Il suffit d’ouvrir votre cœur à son amour et d’accepter que lui est mort pour que vous soyez vivant éternellement. Dieu veut que vous lui donniez toute votre vie, mais pas pour qu’elle soit inactive. Il veut un sacrifice vivant ! De la vie divine ! Vous avez quitté votre ancienne vie, elle est morte sur la croix. Mais après, il faut laisser le sang de Jésus couler dans les veines de cette nouvelle vie consacrée à Dieu.
Avec la vie de Dieu coule la sainteté dans votre tête, mais aussi dans votre corps. Dieu rétablit l’équilibre de la conscience, qui sait définir ce qui est bien de ce qui est mal. Ainsi, vous ne pouvez que suivre la voix de l’Esprit, qui vous conduit à être agréable à Dieu.
Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. (2 Pierre 1:3-9)
Vous souhaitez être agréable à Dieu ? Soyez zélés et vivants pour lui. Donnez vos mains pour le service dans la maison de Dieu, dans l’église. Mettez-y tout votre cœur et votre amour, celui que Dieu fait couler aussi en vous. Donnez vos pieds pour aller partager la Bonne Nouvelle du salut en Jésus. Allez dire combien la vie avec Dieu est remplie de vie et de joie. Regardez l’enchaînement des mots dans ces versets : « à la science la tempérance, à la tempérance la patience… » Cet effet de répétition et d’enchaînement est comme la source qui jaillit et retombe. Tout nous vient de Dieu. Dieu ne cherche pas des gens oisifs, inactifs, mais des enfants pleins de vie qui font tout leur possible pour que le royaume de Dieu avance et grandisse.
Cette vie de Dieu en vous, c’est les prémices de la vie éternelle. Le ciel ne sera pas triste : ce sera la fête, constamment, autour de notre Seigneur. Développons cette vie dès maintenant, et cette faculté à nous réjouir de tout ce que Dieu met devant nous.
Seigneur, rends-moi vivant pour toi. Tu vois les difficultés qui m’accablent et m’empêchent de vivre pleinement ce que tu as prévu pour moi. Aide-moi à considérer cette eau de la vie comme précieuse et puissante, pour devenir agréable. Je veux te plaire ; merci de l’œuvre que tu fais en moi.
Benjamin Lamotte