Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre, hors moi il n’y a point de Dieu ; je t’ai ceint, avant que tu me connusses. C’est afin que l’on sache, du soleil levant au soleil couchant, que hors moi il n’y a point de Dieu : je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, je donne la prospérité, et je crée l’adversité ; moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. (Ésaïe 45:6-7)
Lorsque j’étais jeune converti, je croyais que la vie chrétienne était un long — mais alors très long — fleuve tranquille. Je croyais que, dès qu’on devenait chrétien, tout devenait cool et relax. D’ailleurs, pour m’en convaincre, j’avais ce verset qui dit que si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature… nous connaissons tous la suite. Je croyais à plein d’autres choses de ce genre… Je croyais, par-dessus tout, qu’être chrétien voulait dire absence d’épreuve, d’adversité et de souffrance !
Dieu, dans son immense bonté, m’a rapidement montré que j’étais passé à côté du message de l’Évangile… du véritable Évangile. Il m’a enseigné, certes par sa Parole, en me donnant une compréhension plus nette, mais surtout par la pratique (épreuves, adversités…) ; et là, je vous avoue que toute « ma » théologie a pris un sacré coup ! Oui, je savais désormais qu’un chrétien pouvait souffrir, et même être extrêmement éprouvé.
Auparavant, je croyais également que, lorsqu’il y a une épreuve dans la vie d’un chrétien, celle-ci venait uniquement du diable. Oui, la Bible me disait qu’il rôde comme un lion rugissant cherchant à me dévorer ; et donc j’avais une raison (certes non fondée) de croire que tout ce qui m’arrivait de « mauvais » provenait du diable. Lorsqu’on tombe sur un verset comme celui d’Ésaïe 45:6-7, on ne peut qu’être surpris et se demander s’il n’y a pas une erreur de traduction…
En effet, le passage ci-dessus nous dit de manière claire que Dieu est celui qui crée les ténèbres et l’adversité. Oui, Dieu crée, il appelle à l’existence l’adversité, les épreuves, la souffrance dans la vie de ses enfants ! Nous sommes malheureusement dans une génération qui n’aime pas la souffrance ; notre génération aime la facilité et une vie en rose…
Il est vrai qu’en tant que chrétiens, nous ne devons pas appeler la souffrance ou les épreuves dans notre vie, mais nous devons nous armer de la pensée de souffrir :
Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché. (1 Pierre 4:1)
Watchman Nee disait : « Tout serviteur de Dieu, que nous voudrions être, doit être disposé à souffrir pour Christ. »
Attention : les souffrances auxquelles ont part les enfants de Dieu ne sont pas celles que l’on trouve dans certaines religions, où l’on se les inflige, où l’on se flagelle, se mutile, ou toute autre forme de sévices corporels. Cela n’a aucun rapport avec la souffrance dont nous parlons.
Faisons une différence très nette entre souffrance et disposition à souffrir. Être disposé à souffrir suppose le choix volontaire d’un chemin de souffrance pour les intérêts de Christ ; cela veut dire que nous avons à cœur d’endurer l’affliction pour sa cause. La souffrance n’est pas forcément la part journalière du chrétien, mais chaque jour nous devons nous attendre à passer par l’épreuve ; alors l’épreuve ne nous prendra jamais au dépourvu. Armons-nous toujours de cette pensée !
Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. (1 Pierre 4:12)
Un chrétien ne devrait ni souhaiter, ni rechercher la difficulté ; mais si elle survient, elle devrait le trouver prêt à la supporter avec joie, pour le Seigneur.
Je ne sais pas ce que tu traverses au moment où tu lis cette pensée. Peut-être l’adversité est-elle très forte et es-tu au bout de tes forces. Si tu marches dans la vérité et dans la sainteté, sache que Dieu est au contrôle de tout. Il est celui qui crée cette adversité dans ta vie, et il le fait non pas parce qu’il te veut du mal, mais parce qu’il veut te former et forger ton caractère.
Une réflexion pour aujourd’hui
Quand Dieu te fait passer par le feu pour t’éprouver, ce n’est que pour te purifier. Ne t’étonne donc pas devant ce chemin-là, car l’obéissance s’apprend ainsi. Alors, pèlerin, bon courage !
Richard