Pensée

Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles - Jean-Baptiste

Il arriva aussi une contestation entre eux, sur celui d’entre eux qui serait estimé le plus grand. Mais il leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui exercent leur autorité sur elles sont nommés bienfaiteurs. Mais vous, ne faites point ainsi ; et que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Car lequel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? n’est-ce pas celui qui est à table ? et cependant je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Or, pour vous, vous avez persévéré avec moi dans mes épreuves ; et je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur. (Luc 22:24-29)

Le royaume de Dieu est un royaume de serviteurs. Les critères du royaume sont complètement opposés à ceux de ce monde, car le but de ce dernier est de dominer les uns sur les autres, d’asservir, de se faire un nom, même au point de se faire appeler « bienfaiteurs ». Il est triste de constater, chez les disciples, à la veille de la crucifixion de leur Maître qu’ils ont suivi pendant trois années, qu’ils discutent encore entre eux pour savoir lequel serait estimé le plus grand. Malheureusement, dans le monde comme dans l’Église, après pourtant des épreuves et des victoires, nous avons encore affaire à ce même débat. Jésus dit que le plus grand dans le royaume de Dieu, ce n’est pas, contrairement à l’esprit du monde, celui qui se place au-dessus des autres, mais c’est celui qui prend la position de serviteur, celui qui se place en dessous, celui qui désire mettre tout en œuvre afin d’édifier l’autre. Jésus lui-même est venu pour servir.

« Ministère », ce mot à la mode employé souvent pour désigner les acteurs publics et parfois connus dans l’Église de Dieu, signifie « service ». Dans le royaume de Dieu, il y a des ministères (des serviteurs), et non des mini-stars ou des maxi-stars selon le degré de popularité… Cette attitude est incompatible avec Celui qui est doux et humble de cœur. Jésus dit que le degré le plus élevé dans le royaume des cieux correspond à notre cœur de serviteur et à notre fidélité.

Certes, le Seigneur permet parfois que certains ministères soient connus, afin que l’Évangile soit répandu plus largement. Par notre fidélité, le Seigneur étend notre sphère d’influence. Le Seigneur veut envoyer des ouvriers dans la moisson, et il donne sa puissance pour que nous soyons ses témoins. Ce n’est pas réservé à des « grands ».

Un vieil homme de notre église m’a raconté récemment cette vieille histoire. Il s’agissait du témoignage d’un homme qui connaissait le Seigneur depuis longtemps, et qui a prié ainsi : « Avant que tu me reprennes, Seigneur, j’aimerais voir le Ciel et y retenir un message important. » Il lui a été donné de vivre ceci : il fut enlevé au ciel, en traversant premièrement le toit de sa maison ; puis, survolant la ville, le Ciel s’ouvrit pour lui. Il y vit, bien sûr, beaucoup d’anges et de gens, et le trône de Dieu, encore très loin ! Dans sa ville et sa région, un couple d’évangélistes était connu. Comme il approchait de l’entrée du Ciel, la femme lui dit : « Tu es étonné de nous voir seulement ici, juste au dernier rang, n’est-ce pas ? » — « Oui, répond l’homme, car vous aviez beaucoup de succès dans votre ministère, c’était impressionnant. » « Nous sommes seulement là, répondit la femme évangéliste, car le succès nous a enflés d’orgueil. » Près du trône de Dieu, il vit plus tard un homme qui fut clochard dans cette même ville, et il apprit que ce dernier était demeuré fidèle en peu de chose.

Rappelons-nous : « l’orgueil précède la chute et l’humilité précède la gloire » (Proverbes 18:12). « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles » (Jacques 4:6). Nous ne devons pas avoir une piètre opinion de nous-mêmes, au contraire ; mais le salut, comme le service, sont des dons de Dieu et un privilège, afin que personne ne se glorifie. Soyons fiers de servir notre Seigneur, mais n’oublions pas que tout vient de lui, tout est à lui, et tout est pour lui.

Jean-Baptiste Lamblin