Pensée

Dieu ne règne pas au milieu des murmures et des plaintes, Il règne au milieu des louanges de son peuple - Jean-Baptiste Lamblin

Pourtant tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël. (Psaumes 22:4)
Dans son palais tout s’écrie : Gloire ! (Psaumes 29:9)
Ils méprisèrent le pays des délices, ils ne crurent pas à la parole de l’Éternel ; ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’obéirent point à sa voix. (Psaumes 106:24-25)
Alors le peuple chercha querelle à Moïse. Ils dirent : Donnez-nous de l’eau à boire. Moïse leur répondit : Pourquoi me cherchez-vous querelle ? Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux ? (Exode 17:2-3)

Dieu ne règne pas au milieu des murmures et des plaintes. Il règne au milieu des louanges de son peuple. L’atmosphère des cieux, c’est la louange et l’adoration ; c’est au cœur de ce climat que Dieu notre Père se plaît et se manifeste. Lorsque nous adorons, nous avons les yeux fixés sur l’Auteur de la Vie, vers celui qui est le Commencement et la Fin, et qui connaît l’issue de nos combats et de nos chemins. La louange, ça n’est pas seulement un temps de chant le dimanche matin ou dans notre voiture ; c’est un état de confiance en Dieu, certains qu’il a le meilleur pour nous, même si nous ne comprenons pas le chemin pour y arriver. Les murmures érigent des murs de séparation entre nous et Dieu et, par conséquent, nous privent des bénédictions que Dieu a en réserve. Les plaintes sont le reflet d’un manque de foi et d’une insécurité. Nous pouvons connaître les promesses de Dieu, ce qu’il a accompli pour nous ; mais lorsque les murmures et les plaintes sont dressés par nos paroles, c’est-à-dire par notre confession de foi malade, impossible d’avoir accès aux promesses. Autant le dire franchement : si nous continuons à râler, nous continuerons à errer !

Nous nous plaignons de notre conjoint, de notre patron ou de notre collègue de travail, de notre pasteur, de notre église, de la météo, du gouvernement, etc. Nous nous plaignons de ce que les choses n’avancent pas assez vite à notre goût. Nous avons tant de sujets de nous plaindre ! Nous avons envie de dire à un ami, ou à Dieu lui-même, notre mécontentement. En fait, nous sommes en train de signifier à Dieu qu’il est responsable de nos problèmes, et qu’à sa place nous aurions agi autrement. Nous sommes en train de lui dire que nous savons mieux que lui ce qui est bon pour nous, et nous regrettons notre passé. Les murmures agissent comme du poison, capables de contaminer tout un groupe de personnes qui oublieront même les miracles qu’ils ont vus hier, pressés par la soif ! Ce Dieu qui a ouvert la mer Rouge n’est-il pas capable de nous désaltérer ? Bien sûr que si ! Dieu sait exactement ce qu’il fait.

Nous avons toujours le choix, dans nos situations : soit nous plaindre, soit louer Dieu malgré tout. Les murmures érigent des murs de séparation qui nous empêchent d’accéder aux bénédictions de Dieu, tandis que la louange permet à Dieu de régner et de se manifester. Il existe une atmosphère favorable à la présence de Dieu, et c’est à nous de la créer par la louange et par nos paroles de foi. En réalité, nous avons tant de sujets de reconnaissance ! Souvent, avant de nous faire entrer dans une étape supérieure, Dieu nous conduit dans un lieu aride et probablement étranger, afin de tester notre confiance en lui. C’est-à-dire que nous perdons nos repères et nos sécurités charnelles ; nous sommes amenés à compter uniquement sur l’Éternel. Nous ne pouvons pas adorer Dieu avec des paroles d’incrédulité au fond de notre cœur. La louange, dans une famille ou dans un groupe d’amis, au cœur d’une situation difficile, crée un climat propice à la manifestation de l’Éternel, puisqu’il dit : « Tu sièges, tu règnes au milieu des louanges d’Israël. » L’atmosphère qui est créée est l’atmosphère du Ciel ; et dans le Ciel, il n’y a aucun murmure et aucune plainte possible.

Seigneur, pardon pour les plaintes et mon cœur dur. J’ai prouvé que je ne te faisais pas confiance. Je choisis aujourd’hui de créer dans ma vie un climat favorable à ta présence, par la foi, en te mettant au centre avec ma louange. Amen.

Jean-Baptiste Lamblin