Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement. Car elle disait en elle-même : Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie. Jésus se retourna, et dit, en la voyant : Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même. (Matthieu 9:20-22)
Si j’ai choisi ces versets aujourd’hui, c’est pour vous encourager à prendre patience et à garder les regards fixés sur Jésus, même lorsque la guérison ou la délivrance tarde à venir.
Parfois, Dieu permet que nous passions par un temps d’attente afin de nous apprendre à persévérer, en gardant nos cœurs ouverts à sa parole et en demeurant dans la prière. Ce n’est pas qu’il nous a oubliés, loin de là ! Et ce n’est pas lui non plus qui nous envoie la maladie, bien au contraire. Il « permet » que nous soyons atteints dans nos corps ou dans notre âme afin que nous puissions avancer dans l’apprentissage de la foi (voir l’exemple de Job). Pour cela, il travaille notre patience et notre persévérance en nous demandant de placer notre espérance en lui. Prenons le cas de cette femme atteinte d’une perte de sang depuis de nombreuses années. Elle n’est pas allée vers Jésus en l’accusant de tous ses maux, mais au contraire, discrètement, avec foi, elle s’est avancée pour toucher un pan du vêtement de Jésus, sachant qu’elle serait guérie. Luc 8:43 nous dit de cette femme :
Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu’aucun ait pu la guérir. (Luc 8:43)
Je ne dis pas de ne pas consulter les médecins — Dieu les a placés pour nous soigner — mais je pense qu’il est important de ne pas oublier que le meilleur des médecins est Jésus lui-même. Ésaïe 53:5 a dit prophétiquement de Jésus :
Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (Ésaïe 53:5)
Lorsque tout semble perdu, lorsque médicalement il n’existe plus aucune solution, nous ne devons pas baisser les bras et gémir, mais plutôt tourner les regards vers celui qui est le rémunérateur de toutes choses, vers celui qui est la vie et la vérité et en qui nous plaçons notre espérance : Jésus-Christ Roi, notre Sauveur et Seigneur. Pour cela, le Seigneur nous a donné les dons de l’Esprit (1 Corinthiens 12:28), qui s’exercent à l’Église premièrement. 1 Timothée 4:14 nous dit :
Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens. (1 Timothée 4:14)
Aussi, n’hésitons pas à demander l’onction d’huile dans notre Église locale, afin que les anciens et le pasteur prient pour nous, par l’imposition des mains. J’aimerais vous donner un témoignage récent.
Mon petit garçon avait subi l’été dernier un gros choc émotionnel. Tandis qu’en rentrant de promenade nous traversions la route à quelques dizaines de mètres de notre maison, j’avais mon petit dernier dans sa poussette et mon aîné Samuel marchait près de moi, lorsque tout à coup il est tombé à terre aux deux tiers de la route. Il avait du mal à se relever et, en tournant la tête, j’ai vu arriver à toute trombe une voiture qui ne ralentissait même pas en nous voyant en difficulté sur le passage. Malgré mon handicap, Dieu m’a donné la force de tirer mon fils aîné tout en poussant de l’autre main la poussette vers le trottoir. Samuel a vu la scène et, terrifié, s’est mis à pleurer. Il a été pris de soubresauts et de tremblements si violents qu’il ne tenait plus debout. J’ai appelé au secours, mais personne n’est venu à notre aide, et la voiture, qui nous a frôlés, ne s’est même pas arrêtée. J’ai serré très fort mon petit dans mes bras en remerciant le Seigneur de nous avoir protégés, et le Seigneur m’a donné la force de soulever mon fils tout en poussant la poussette et de rentrer à la maison. Je suis handicapée et, sans la force du Seigneur par le Saint-Esprit, je n’aurais jamais pu le faire. Les jours suivants, Samuel a continué à avoir des crises de tremblements semblables à des sortes d’épilepsies, et cela allait grandissant. J’avais été voir des psychologues, pédiatres, médecins… tous m’avaient donné des traitements très forts pour enlever ces crises, mais rien n’y faisait. Alors, j’ai décidé d’aller à l’église et de demander au pasteur l’imposition des mains pour le petit. Et vous savez quoi ? En rentrant chez moi, Samuel n’a plus jamais refait de crises, alors que depuis des semaines son état empirait. Gloire à Dieu !
N’oublions pas que le Seigneur nous a envoyés partout dans le monde pour proclamer la bonne nouvelle et guérir les malades (Matthieu 10:1 ; Luc 9:2…). La prière de la foi est efficace. Ce que Dieu attend de nous, c’est que nous placions notre espérance en lui seul, car c’est alors qu’il peut agir et nous donner la victoire en toutes choses. Dans Jérémie 33:6, Dieu dit :
Voici, je lui donnerai la guérison et la santé, je les guérirai, et je leur ouvrirai une source abondante de paix et de fidélité. (Jérémie 33:6)
Cette parole, adressée à son peuple, est toujours valable aujourd’hui en Jésus-Christ notre Sauveur. Son sang versé sur la croix du calvaire nous lave, nous purifie et nous guérit de toute blessure ou maladie, quelle qu’elle soit. Je vous encouragerais donc à ne pas désespérer lorsque la guérison tarde. Dieu connaît toutes choses et il vous délivrera en son temps. Je veux croire que ma propre guérison viendra lorsqu’il le jugera nécessaire et servira de témoignage pour sa gloire. Et si le Seigneur décide que je doive supporter mon état tel que je suis, je l’accepte avec humilité, car tout doit se faire pour sa gloire et il sait ce qu’il y a de mieux pour moi. Paul aussi avait une écharde dans la chair, mais il nous dit ceci :
Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. (2 Corinthiens 12:7)
Alors, quel que soit notre état physique, demandons la guérison ; et si elle tarde, attendons patiemment, prions, persévérons et espérons en Jésus. Et si nous devons poursuivre notre pèlerinage sur cette terre avec « une écharde », alors acceptons-la en remerciant le Seigneur de nous donner la vie, sachant que ce qui est le plus important, c’est la santé spirituelle, car le corps périra mais notre esprit demeure éternellement. Je vous laisserai ce dernier passage des Psaumes :
C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. (Psaumes 103:3)
Gardons toujours confiance en l’Éternel et plaçons notre espérance en notre merveilleux Sauveur Jésus-Christ.
Michelle