Pensée

Sauvé par grâce - Guillaume

J’ai aimé Jacob et pas Ésaü. (Romains 9:13)

Nous connaissons bien le message de la Bonne Nouvelle : Jésus-Christ est venu dans le monde et s’est donné en sacrifice afin de sauver tous les pécheurs qui placeraient leur foi en lui. Nous sommes ainsi sauvés par la foi, et non pas par les œuvres. D’ailleurs, Jésus apporte un message qui sonne différemment de tous les autres chemins proposés dans le monde pour aller vers Dieu. Le nirvana est recherché par un effort de méditation, le paradis par une compensation des mauvaises œuvres par des bonnes ; et certains de ceux qui ne reconnaissent pas l’existence de Dieu se donnent malgré tout bonne conscience en s’impliquant dans des actions caritatives ou humanitaires. Chercher à faire le bien est bon, mais la réconciliation avec Dieu passe par un renoncement à obtenir par nous-mêmes son pardon pour le mal que nous commettons tous à un moment ou un autre. Pourtant, en tant que chrétiens, nous avons tendance à agir comme la plupart : vouloir mériter la grâce de Dieu.

Suis-je satisfait et fier de venir devant Dieu le jour où j’ai rendu témoignage ou assisté au culte ? Est-ce que je me sens indigne ou refuse de venir à ses pieds le lendemain, après avoir péché et manqué la réunion de prière ? Ces deux réactions combinées montrent que le baromètre de mes œuvres influence ma relation avec le Père, et que je compte sur mes œuvres pour être agréé par Dieu. Bien évidemment, c’est une bonne chose d’être joyeux d’avoir pu témoigner de Jésus, ou d’avoir été dans la joie à se rassembler pour louer le Seigneur ! Il est évident aussi que le péché entrave notre relation avec Dieu, et nous revenons à lui dans une attitude de repentance.

Un passage de Romains tranche dans le vif :

Dieu a un plan qui s’accomplit selon son libre choix et qui dépend non des hommes, mais uniquement de la volonté de celui qui appelle. Et pour que ce plan demeure, c’est avant même la naissance de ces enfants, et par conséquent avant qu’ils n’aient fait ni bien ni mal, que Dieu dit à Rebecca : L’aîné sera assujetti au cadet. Ceci s’accorde avec cet autre texte de l’Écriture : j’ai aimé Jacob et pas Ésaü. (Romains 9:11-13)

Avant même la naissance des jumeaux de Rebecca, Dieu a aimé Jacob. Celui-ci n’avait pas eu le temps de faire le bien pour mériter une quelconque approbation de la part de Dieu ! Pas plus qu’Ésaü n’avait fait de mal pour mériter son courroux. Ainsi, Jacob n’a eu aucune gloire à être choisi par Dieu comme l’héritier des promesses faites à Abraham. De la même façon, Dieu nous a choisis bien avant notre naissance pour le connaître et accepter le salut qu’il nous offre. Il désire que tous viennent à la connaissance de cette vie éternelle (1 Timothée 2:4), et que tous s’approchent de lui, non par leurs bonnes œuvres, mais par sa grâce.

Guillaume