Lorsque l’arche de l’alliance de l’Éternel entra dans le camp, tout Israël poussa de grands cris de joie, et la terre en fut ébranlée. (1 Samuel 4:5)
La joie est un fruit du Saint-Esprit, et elle n’est pas à confondre avec les joies de ce monde. Quand nous regardons aux joies de ce monde, certaines sont tout à fait légitimes ; mais il y a aussi les joies du péché. Ces dernières ont la particularité d’être trompeuses et de courte durée.
La joie du salut est quelque chose de formidable : c’est de savoir que Jésus est avec nous chaque jour de nos vies, et que nous sommes devenus enfants de Dieu. Cette joie, à l’inverse des joies du péché, demeure au sein même des contrariétés et dans les moments difficiles de la marche chrétienne.
Jésus en est l’exemple même : bien qu’il soit présenté comme l’homme de douleur habitué à la souffrance, il connaissait cette joie que seul le Saint-Esprit peut donner.
En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et il dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. (Luc 10:21)
La joie est également une puissance. Il ne faut donc pas que nous soyons surpris que l’ennemi fasse tout pour nous l’enlever, afin que notre témoignage soit amoindri. Le but de l’ennemi est de nous faire tomber dans le péché, de nous couper de notre relation avec Dieu d’une façon ou d’une autre, afin que la joie de l’Éternel ne demeure pas dans nos cœurs. S’il parvient à ses fins, le seul remède est alors de se repentir profondément, comme l’a fait David en disant à Dieu : « Rends-moi la joie de ton salut » (Psaumes 51:14).
Cette repentance nous conduit à retrouver la joie des premiers temps, semblable à l’allégresse qui s’était emparée du peuple d’Israël lors de la reconstruction du temple à Jérusalem, après 70 années de captivité babylonienne. L’émotion était si intense, si puissante, lors du retour des Juifs dans leur pays ! mais elle déplaisait bien entendu aux ennemis du peuple de Dieu, tout comme notre joie déplaît aujourd’hui encore à l’adversaire de nos âmes.
L’apôtre Paul nous exhorte de la façon suivante : « Soyez toujours joyeux » (1 Thessaloniciens 5:16) ; et le psalmiste déclare avec force : « Je ferai de toi le sujet de ma joie » (Psaumes 9:3). La joie du salut est disponible pour chacun d’entre nous, saisissons-la en cette journée ! Tout comme Israël poussa de grands cris de joie jusqu’à faire trembler la terre, pour la seule et unique raison que le Dieu de toute éternité habitait au milieu d’eux, réjouissons-nous, car ce même Dieu a désormais fait sa demeure en nous par le Saint-Esprit !
Gardons notre joie, et le Seigneur en sera glorifié : « Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pierre 1:8) — c’est-à-dire une joie qu’on ne peut exprimer par des mots, en raison de son intensité et de sa nature.
David Gay