Pensée

Seigneur, tes bontés ne sont pas épuisées, elles se renouvellent chaque matin - Benjamin Lamotte

Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! (Lamentations 3:22-23)

Alors que vous lisez ces paroles, vous vous dites peut-être : « Oui, bon, c’est une belle parole qui nous invite à bénir Dieu, à considérer ce qu’il fait, mais bon, rien d’extraordinaire. »

Pour beaucoup de versets de la Bible, ce qui les rend extraordinaires, c’est le contexte dans lequel ils se trouvent et celui qui les a écrits. Ici, ces versets sont en plein cœur d’une lamentation que Jérémie fait à Dieu et à lui-même. Il est choisi comme prophète par Dieu, mais personne n’écoute les paroles qu’il reçoit. Le cœur dur du peuple touche le prophète personnellement, et cela l’entraîne à se lamenter. Ces paroles vont même faire l’objet d’un livre de la Bible.

On peut se lamenter de beaucoup de choses dans nos vies. Selon notre humeur, tout ce qui nous entoure pourra trouver objet à lamentation : je n’ai pas assez d’argent, mon travail est dur, l’église où je vais n’est pas accueillante, ma maison est trop petite, mon frigo n’est pas assez plein, ma voiture consomme trop, mon mari m’énerve de plus en plus, ma femme est trop exigeante, je suis trop petit, personne ne m’écoute, etc.

Pouvoir prononcer et écrire ces mots, c’est un choix. Jérémie n’a pas seulement prononcé ces paroles par l’Esprit, il a aussi décidé et accepté de les dire ; on peut voir cela au verset précédent, le 21 : « Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance. »

« Ce que je veux » : c’est une volonté exprimée. Que voulez-vous vraiment ? Rester dans la lamentation, dans la dépression, dans les discours négatifs ? Je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir des moments de blues, mais il y a une différence entre un moment et un état ! Si vous ne décidez pas un jour de lever les yeux vers le ciel, le diable vous fera toujours baisser la tête et considérer les éléments humains, terrestres, limités.

« Ce qui me donnera de l’espérance » : l’espérance naît dans le fait de regarder au loin, devant ; alors, on aperçoit l’horizon, qui appelle encore plein de belles et grandes choses. Lorsque nous choisissons de regarder à Dieu, c’est la même chose qui se produit : nous voyons comme point d’horizon les bontés de l’Éternel, qui ne sont pas près de s’épuiser, ses compassions qui n’ont pas fini de nous accompagner. Chaque matin que vous vivez, n’oubliez pas que c’est Dieu qui l’a fait et qu’il veille sur vous, qu’il est prêt à déverser sur vous ses bénédictions, cette rosée bienfaisante.

C’est ce même prophète qui dira, de la part de Dieu (Jérémie 29:11) : « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

Quoi de mieux que d’espérer en la fidélité de Dieu ? Même si le mot fidélité n’est plus à la mode, c’est une valeur qui a le mérite d’exister chez Dieu et qui ne déçoit pas. En effet, sa fidélité est si grande que rien ni personne n’a été fidèle vis-à-vis des hommes autant que lui. Depuis le début, il use de patience, il pardonne, il aime. C’est une histoire de cœur. Dieu vous invite, comme Jérémie, comme Marie, à repasser dans votre cœur ce que Dieu vous a promis, à laisser derrière vous les lamentations continuelles pour vivre les projets prévus pour vous.

Benjamin Lamotte