Ce n’est pas que j’ai déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. (Philippiens 3:12)
De nos jours, dans nos sociétés sédentarisées, courir est devenu un verbe très figuré. Nous courons pour travailler, manger, faire toutes sortes d’activités qui n’ont qu’une finalité bien vaine et éphémère. Pour nous qui sommes de Christ, courir a un sens plus spirituel, car c’est un verbe d’action. Courir, c’est se mettre en mouvement, non pas physiquement seulement, mais surtout spirituellement, en se mettant en action pour la prédication de la bonne nouvelle et pour témoigner de l’amour de Dieu manifesté en son Fils unique Jésus-Christ notre Sauveur.
Courir, ce n’est pas marcher ou clopiner, et encore moins s’asseoir. Courir, c’est aller de l’avant, les regards fixés vers celui qui est notre Dieu, le rémunérateur de toutes choses, et ce, même lorsque le temps ne s’y prête pas ou que les circonstances sont en notre défaveur. Lorsque nous sommes dans les temps d’épreuves, nous avons tendance à vouloir nous arrêter pour gémir, pleurer et nous concentrer sur nos problèmes ; mais ce que le Seigneur attend de nous, c’est que malgré tout, quelle que soit la situation, nous gardions les regards attachés à lui seul et que nous n’arrêtions pas notre course. Au contraire, dans ces temps difficiles, nous devons ignorer ce qui nous entoure pour ne regarder qu’au but, à la croix du calvaire, en serrant bien fort la couronne de vie incorruptible que le Seigneur nous a préparée. Dans la Bible, nous trouvons plusieurs passages où nous pouvons voir que l’obéissance et l’action changent le cours de la vie de celui qui place sa confiance en Dieu. Prenons pour exemple David. Dans 1 Samuel 17:17, il est dit :
Isaï dit à David, son fils : Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. (1 Samuel 17:17)
David, soumis à Dieu et à son père, obéit à la demande de son père et court pour l’exécuter. Il aurait pu refuser devant le danger du champ de bataille, ou dire qu’il n’avait pas le temps ; mais non, il s’est exécuté avec obéissance. Et non seulement il a obéi, mais en plus il a couru pour le faire. Or, le résultat de son obéissance et de son action l’ont mené vers un destin qui a bouleversé sa vie, puisqu’il est devenu roi.
Dieu aime nous voir en mouvement, en action ; il veut nous voir avancer avec confiance, même si tout autour de nous semble obscur, car nous ne courons pas en vain et n’avançons pas seuls, puisque le Saint-Esprit vit en nous et que Jésus nous tient la main. Le Psaume 119:32 dit :
Je cours dans la voie de tes commandements, car tu élargis mon cœur. (Psaumes 119:32)
Dans le dictionnaire, « courir » au sens figuré signifie « rechercher » ou « progresser vers ». Ainsi, plus nous ouvrons notre cœur à Dieu, plus nous laissons le Seigneur agir en nous pour élargir, augmenter notre capacité à recevoir ses commandements, plus nous sommes fortifiés pour rechercher sa voie et progresser dans la foi. Dans 1 Corinthiens 9:26, Paul nous dit ceci :
Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. (1 Corinthiens 9:26)
Dans ce verset, l’apôtre Paul nous exhorte à courir, mais pour une cause certaine et véritable. Non pas pour un prix périssable et inutile, mais pour un prix merveilleux d’une valeur inestimable : une couronne de vie incorruptible. Philippiens 3:13-14 continue dans ce sens :
Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. (Philippiens 3:13-14)
Mon frère, ma sœur, il est important de comprendre que nous devons impérativement laisser derrière nous ce qui n’est pas à la gloire de Dieu, pour n’avoir les regards fixés que sur l’avant, où se trouve la vie éternelle qui est en Jésus, le seul chemin. Courons dans le bon sens, vers l’avant, car c’est là que le Seigneur désire nous voir. N’ayons pas peur de traverser un chemin étroit, rocailleux et parsemé d’embûches, car pendant la course notre pied ne chancellera pas, car le Seigneur ne nous abandonnera pas en chemin ; mais lorsque devant nous la voie sera trop difficile, il aplanira le sentier pour que nous puissions continuer d’avancer avec confiance et efficacité. Alors courons ! Hâtons-nous d’avancer pour la gloire de Dieu.
Je te montre la voie de la sagesse, je te conduis dans les sentiers de la droiture. Si tu marches, ton pas ne sera point gêné ; et si tu cours, tu ne chancelleras point. Retiens l’instruction, ne t’en dessaisis pas ; garde-la, car elle est ta vie. N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des hommes. Évite-la, n’y passe point ; détourne-t’en, et passe outre. (Proverbes 4:11-15)
Michelle