Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ?… Je sais que tu y crois. Et Agrippa dit à Paul : Tu me persuades presque d’être chrétien. (Actes 26:27-28, Ostervald)
Nous voyons dans ce passage Paul qui se retrouve dans une situation plutôt délicate, puisqu’il fait face au roi Agrippa, après avoir été arrêté par Festus. Je ne sais pas comment vous vous sentiriez dans cette situation, mais je pense qu’aucun d’entre nous ne serait très à l’aise face à une personne qui tiendrait notre avenir entre ses mains. Mais Paul savait ce qui l’attendait à annoncer l’Évangile, car Jésus a bien dit dans Luc 21:12 :
On vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom. (Luc 21:12)
Il savait aussi que ces souverains n’auraient jamais la possibilité d’entendre l’Évangile si les apôtres n’étaient arrêtés et traduits devant eux. Il a donc saisi l’opportunité pour se défendre lui-même et prêcher par la même occasion. Nous voyons que lorsque Paul a prononcé ces paroles, les sentiments du roi furent touchés au point de dire : « Tu me persuades presque d’être un chrétien. » Aujourd’hui encore, quand l’Évangile est prêché avec passion et puissance, des personnes comme le roi Agrippa peuvent être convaincues de devenir chrétiennes.
Mais ce qui est intéressant ici, c’est le mot « presque ». C’est un mot que l’on utilise souvent pour retarder quelque chose, ou pour dire que nous ne sommes pas forcément prêts à nous investir de suite. Aujourd’hui, beaucoup de gens se considèrent comme presque chrétiens, mais n’ont pas fait complètement le pas. Mais soyons clairs : soit on est chrétien, soit on ne l’est pas. Peut-être êtes-vous en chemin, ou avez-vous des personnes autour de vous, presque convaincues, mais qui n’ont pas décidé de se mettre en marche. Il est de notre devoir de prier pour elles. Pourquoi ? Parce que, comme nous l’avons lu, Agrippa a été ému par les puissantes paroles de Paul ; mais, à la fin de la journée, il retourna sur son propre chemin, sans avoir fait de choix.
Un « presque chrétien » est comme quelqu’un qui ne sait pas choisir sa route : tantôt il avance, tantôt il recule (Jacques 1:8). Ne soyons pas de ceux-là, et prions de tout notre cœur, afin que les paroles que nous prononçons à ceux qui nous entourent ne tombent pas dans l’oubli. Au contraire, qu’elles portent du fruit pour amener à de vrais changements de vie, car c’est le Saint-Esprit qui convainc les cœurs. Saisissons, comme le faisait Paul, toutes les occasions pour annoncer l’Évangile, même quand les situations peuvent paraître inadéquates.
Prions ensemble
Père, aide-moi à parler de toi chaque fois que j’en ai l’occasion. Aide-moi à accompagner chacune de mes démarches de prières, afin que mes paroles soient scellées par ton Esprit. Amen.
Nathan Fereyre