David était arrivé jusqu’à Bachurim. Et voici, il sortit de là un homme de la famille et de la maison de Saül, nommé Schimeï, fils de Guéra. Il s’avança en prononçant des malédictions, et il jeta des pierres à David et à tous les serviteurs du roi David, tandis que tout le peuple et tous les hommes vaillants étaient à la droite et à la gauche du roi. (2 Samuel 16:6)
Cette histoire se passe après la fuite de David devant le coup d’État fait par son fils Absalom. Il était en position de faiblesse, destitué de sa position et de son autorité, et il se retrouve là à fuir. Et sur ce chemin, Schimeï, de la famille de Saül, va profiter de ce moment de faiblesse pour régler ses comptes avec David et lui dire toute sa haine, emmagasinée depuis si longtemps.
Avez-vous déjà eu affaire à des personnes qui profitent de votre position de faiblesse pour exprimer la méchanceté qu’il y a dans leurs cœurs ? Ou encore à des personnes qui se placent du côté du plus grand nombre, alors que vous vivez une situation d’une profonde injustice ? David a vaincu cela ; et malgré la haine de cet homme, il a su agir de la bonne manière.
Dans le monde où nous vivons, l’innocence a souvent peu de poids face à la méchanceté et au mensonge. David avait exprimé de l’amour et de l’obéissance à Dieu pour Saül et sa famille. Malgré tout, il se fait attaquer par ceux envers qui il a usé de bienveillance. Cette histoire nous montre deux comportements : celui de Schimeï, qui profite du fait que David est à terre pour le maudire et le blesser en lui lançant des pierres, et celui de David, qui les reçoit.
Ne nous laissons pas aller, ainsi, à jeter les pierres de la méchanceté et du jugement à celui qui est à terre. Et quand nous nous retrouvons dans le rôle de David, apprenons à réagir de la bonne manière.
Pourquoi ce chien mort maudit-il le roi mon seigneur ? Laisse-moi, je te prie, aller lui couper la tête. (2 Samuel 16:9)
David va dire à Abischaï de le laisser ainsi continuer à le maudire et à lui jeter des pierres, car il voit en cela Dieu qui lui apprend la patience. Il sait qu’il continuera, de toute manière, à prendre soin de lui.
Comment réagissez-vous quand on vous lance des pierres ? David a su ne rien dire et supporter cette injustice, en rendant le bien pour le mal. Jésus a eu la même attitude à la croix, en priant pour ceux qui l’ont injurié et crucifié !
Pour rétablir la paix, ou pour ne pas réagir à l’offense par la vengeance, il y a un prix à payer. Cela peut être de manifester de l’amour à celui qui nous fait du mal, de ne rien répondre à celui qui nous insulte, ou de refuser de prouver à l’autre qu’on a raison. Plutôt que de faire appel à la force ou à la colère pour vaincre ou pour nous défendre, Dieu nous demande de faire appel à l’amour. Car, à ce moment-là, nous changeons toute l’orientation de la situation, en agissant comme Jésus aurait lui-même agi.
N’oublions pas que Dieu est là pour nous soulager dans nos afflictions, qu’elles soient morales ou physiques, et que nous pouvons compter sur son aide pour nous donner la patience et la juste manière d’agir.
Nathan Fereyre